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 discussion anime -- réactions à chaud

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Shinkiro
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MessageSujet: Re: discussion anime -- réactions à chaud   Sam 21 Avr - 22:13

Code couleurs : vert pour lu le support d’origine, rouge pour non lu. Le bleu de Fate/Zero correspond au fait que je connais toute l’histoire globalement, mais que je n’ai pas lu les romans 3 et 4, donc pas les détails.

Medaka Box — En ce qui concerne cette série, j’étais initialement parti pour donner mon avis à chaud après le premier épisode. Finalement, j’ai préféré attendre de tout juger en même temps, et ça m’a laissé l’occasion de voir le deuxième épisode dans la foulée. En fin de compte, je crois que j’ai bien fait, car le bilan est très, très mitigé. L’impression globale que ça laisse est étrange, il y a un mélange à tous les niveaux, une certaine ambivalence palpable. L’animation est par moments propre et travaillée, à d’autres elle est un peu plus traditionnelle voire old school, l’ensemble restant malgré tout fluide. Les designs sont en revanche impressionnants ; un plan fixe à l’américaine sur Medaka dans l’épisode 2 notamment m’a marqué, car elle ressemble fidèlement à son modèle sur papier. Les voix de Zenkichi et de Shiranui penchent du côté « impeccable » de la balance, tandis que Toyosaki Aki peine à me convaincre ; sa voix est certes assez méconnaissable, mais le fait est qu’on sent qu’elle se force. Qui plus est, elle ne colle pas à la personnalité de Medaka.
 Pour finir sur l’histoire, celle-ci est respectée, c’est bien le moins qu’on en attende. Ceci étant, et bien qu’il soit plaisant de la voir animée, la version papier est bien plus dynamique et donne des claques bien plus grandes, même dans les premiers chapitres. C’est assez paradoxal, mais quoi qu’il en soit le manga est bien plus théâtral que l’adaptation.
 Bref, en conclusion, une série que je recommende à ceux qui n’ont pas lu le support d’origine, car c’est une bonne série, mais les fans de la première heure risquent d’avoir de petites déceptions.

Sankarea — Génériques de début entraînant et de fin posé, ils passent bien. Le côté agréable de Sankarea est qu’elle revoit complètement, ou en bonne partie, le concept de base des zombies. Un changement bienvenu pour qui, comme moi, n’aime pas spécialement les zombies traditionnels (j’ai aussi un énorme problème avec les vampires ; c’est pas que c’est flippant, c’est juste tellement utilisé que ça devient chiant…). Alors c’est vrai que la combinaison moe + zombie est étrange, ça frôle dangereusement la nécrophilie, m’enfin tant qu’on reste dans la fiction on peut considérer qu’il n’y a aucun problème.
 Je viens de terminer le deuxième épisode. Ça avance à son rythme, pas trop vite, et on a déjà droit à du développement de personnage pour Rea. Ça devrait devenir vraiment sérieux à partir du prochain, en rentrant bien comme il faut dans le feu de l’action.

Acchi KocchiAcchi Kocchi faisait partie de mon top 3 des anime attendus. Le manga d’origine est un 4-koma des plus agréables qui se dévore. Le lien avec Lucky Star n’est qu’apparent et purement dû au look de Tsumiki, surtout dans l’anime (dans le manga, c’est nettement moins remarquable) qui en plus figure Fukuhara Kaori (Hiiragi Tsukasa). Le premier épisode ne m’a pas déçu, j’ai franchement rigolé, assez vite d’ailleurs, et les gags s’enchaînent bien. Graphiquement, il y a un parti pris sur la simplicité, virant parfois au minimalisme, mais le rendu est excellent. Les personnages sont adorables (Io et Tsumiki en tête) et leurs interactions du pur bonheur. Pour l’instant, je n’ai pas trouvé de défaut majeur à cet anime – juste une petite gueulante envers le groupe qui l’a traduit, puisque la vidéo souffre d’un ralentissement à cause d’une surcharge d’effets.

Natsuiro Kiseki — J’ai apprécié la Twingo animée de façon traditionnelle et non dans une vieille 3D pourrie mal incrustée. L’histoire me laisse un peu pantois pour le moment, mais c’est joli. Comme c’est la raison première pour laquelle j’ai ajouté cette série à ma liste, je ne vais pas me plaindre. Et en plus ça sent le yuri.

Accel World — Pas déçu du voyage. C’est une vraie joie d’avoir davantage de Kuroyuki-hime en images ; au bout d’un moment, les phrases ne suffisent plus. Il ne s’agit pour le moment que de l’introduction, pour autant la présentation est bien menée, sûrement et proprement. J’attends de voir le moment où les choses vont devenir sérieuses, car cette série a un énorme potentiel (tout comme sa grande sœur Sword Art Online). Les romans, dont j’ai lu le premier volume, sont déjà bien intenses côté action et immersion, ça plonge vite dans le cœur du sujet ; j’attends donc le même degré, voire plus élevé, de la part de la réalisation du studio XEBEC.
Accel World possède un thème très intéressant, la réalité virtuelle, des personnages hauts en couleur, et notamment un protagoniste qui change un petit peu des héros habituels, et c’est une claque visuelle. On bave quasiment à chaque seconde.

Fate/Zero Pt.2 — Bon, bah, suite de la précédente saison. Ça reprend dans le vif des choses, avec toujours une qualité d’animation au top – la 3D est gérée au poil, c’est jubilatoire, contrairement à tous les autres studios qui l’utilisent pour les voitures dans la rue ou même pour les glaçons (Sankarea). Rien à ajouter.

Upotte!! — C’est assez particulier, dans la mesure où il s’agit de l’histoire d’un fusil d’assaut. FN FNC (surnommée Funko) est accompagnée de ses copines M16A4, SIG SG550 et L85A1. Ce n’est pas facile de faire un topo de la série sans taper dans le spoil puisque les choses avancent progressivement, à chaque fois un peu plus vite. Je ne peux que vous inviter une nouvelle fois à jeter un œil, à juger après plusieurs épisodes, et voir après pour vous faire votre avis. Il n’y a pas besoin d’être un fanatique des armes pour apprécier Upotte!! (c’est pas franchement mon délire, qu’on se le dise).

Tasogare Otome×Amnesia — Je me tenterais bien à dire old school pour parler de TO×A, et tant pis si ça passe pour un jeu de mots poussiéreux. L’animation a un petit côté à l’ancienne, pas désagréable dans l’ensemble, bien que ça lui donne une touche particulière. Sur le plan histoire, le premier épisode présente un choix de storyboard douteux, quoique bien mené ; en effet, on a déjà les quatre personnages qui sont ensemble alors que la façon dont ils se rencontrent les uns les autres a une importance. Tout ceci rentre dans l’ordre à partir de l’épisode suivant, donc ça se tient. Il y a juste un énorme point noir, c’est la présence d’un bon gros spoiler, l’espace de quelques secondes, certes, mais celui-ci n’apparaît qu’en toute petite partie au chapitre 6 (et totalement 6 chapitres plus tard). M’enfin, si vous n’avez pas lu le manga, vous ne remarquerez probablement rien de spécial.
 Globalement, j’ai le sentiment que l’anime est inférieur au manga ; pour autant, ça reste regardable, peut-être davantage même que Medaka Box, et puis Yūko est un adorable fantôme. ♥

Haiyore! Nyarlko-sanDepuis le temps que j’attendais ça ! Une véritable animation, digne de ce nom. Certes les deux adaptations en Flash étaient drôles et décalées, mais c’était trop court et, comme dirait mon grand-oncle, « ça a un goût d’“encore” ». La voilà, Nyarlko, alias Nyarlathotep, débarque sur Terre pour sauver les miches de Mahiro. Les dieux du panthéon de Lovecraft se retrouvent présentés comme des protecteurs de notre planète, pour la raison que la Terre est réputée offrir les meilleures formes de divertissement (films, manga, anime, etc. J’ai aussi référencé tous les light novels exposés dans l’épisode, pour ceux qui seraient curieux.). On a donc un héros plutôt moyen qui se fait sauver de l’esclavagisme extraterrestre par une créature mythique pouvant prendre n’importe quelle apparence, mais il ne semble pas trop emballé par une éventuelle romance. C’est vrai que faire des papouilles à un monstre tentaculaire dont la véritable apparence fait perdre l’esprit instantanément à quiconque la voit tellement elle est effrayante, ça calme.
 Du loufoque, sur fond de comédie romantique ; ou l’inverse. Il y a tellement dans ce premier épisode, c’est une véritable merveille. J’ai apprécié chaque seconde. Probablement la série qui, jusque-là, m’a laissé la meilleure impression. J’ai revu l’épisode deux fois, c’est drôle, intense, cynique, il y a à boire et à manger. Niveau vocal, nous retrouvons Asumi Kana et Kitamura Eri, c’est-à-dire des vétérans ; l’interprétation de Nyarlko a une pêche d’enfer, c’est impressionnant comme on se laisse porter (le « itsumo niconico anata no tonarini haiyoru konton » du début ♥). Même le générique d’introduction est un délice. Le seul reproche que je ferai est le suivant : une semaine à attendre, c’est trop long. En deux mots, je jubile.

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Shinkiro
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MessageSujet: Re: discussion anime -- réactions à chaud   Dim 5 Aoû - 18:41

 J’ignore s’il y a encore beaucoup de monde qui passe dans le coin pour lire ces impressions, mais je ne me prive pas du plaisir de les écrire.

Sword Art Online – Une série qui, de ce que j’ai vu, était très attendue au tournant – y compris par moi-même. De Kawahara Reki, auteur d’Accel World, SAO nous plonge là aussi dans un jeu en réalité virtuelle, duquel les joueurs ne peuvent cette fois-ci s’échapper, avec à chaque risque la possibilité sous-jacente de mourir réellement.
 Soyons brefs mais soyons précis, SAO délivre un travail remarquable. Visuellement, A-1 Pictures nous montre l’étendue de ses compétences en fournissant des paysages et des décors sublimes, des personnages détaillés (le chara-design ne relève pas d’eux, mais les armes, armures et autres objets bénéficient tous d’un haut degré de finition) ; les choix de voix conviennent majoritairement, et les voix elles-mêmes sont plutôt convaincante. Sur le plan du scénario, il y a de quoi soulever quelques questions existentielles (ce qui ne manquera pas d’être développé), et il est assez fidèlement respecté.
 Par contre, si les deux premiers épisodes tiennent solidement la route et fournissent tout ce qu’on peut attendre d’un anime et même bien davantage, on ne peut pas en dire autant des troisième et quatrième, lesquels sont très en deçà, voire décevants pour quiconque a lu les romans. Menés et racontés trop rapidement, ils manquent de pouvoir de conviction en nous jetant les choses à la figure, et, sans en dévoiler trop, je doute que quiconque découvrant la série avec l’anime ait eu le temps de s’attacher à Sachi à ce rythme ou de vraiment comprendre la relation qui lie Scilica à Pina. On peut donc regretter que le studio ait décider d’adapter à la va-vite les courtes histoires du volume 2 plutôt que de se concentrer sur la trame du premier, déjà très fournie, et d’en faire des bonus pour plus tard. Il semble que l’épisode cinq continue sur cette lancée en adaptant une histoire du volume 8… Espérons que les suivants reviendront aux choses qui comptent.

Joshiraku – À vrai dire, j’avais oublié que j’avais prévu de la regarder. J’ai vu quelques images et commentaires, puis je me suis rappelé que le synopsis à lui seul m’avait fait accrocher.
 Eh bien, en effet, rien qu’après un seul épisode qui m’a bien fait rire, j’adore. Joshiraku tourne autour de cinq copines qui sont des conteuses de rakugo et des conversations qu’elles ont entre elles. Nul question de rakugo en lui-même, ici, et l’anime dévoile ses ambitions sans les cacher : « Cet anime est rempli de dialogues ordinaires afin que les spectateurs puissent apprécier pleinement à quel point les filles sont mignonnes. » Le fait est qu’on ne peut pas parler d’histoire dans cette série ; du slice-of-life plein de comédie, à la Lucky Star, les otakismes en moins. On part de sujets complètement quelconques qui atteignent leur paroxysme avec des conclusions à mille lieues du point d’origine. D’entrée de jeu, avant même de la voir, vous pouvez savoir si vous aimerez ou non : amateurs de Lucky Star et autres Acchi Kocchi, foncez ; les autres, passez votre chemin.

Tari Tari – Je n’avais pas prévu ça, et, bien que je ne sache toujours pas exactement de quoi il retourne après quatre épisodes, je ne regrette aucunement. Miyamoto Konatsu quitte le club de chorale pour en fonder un autre puisque la prof ne la laisse pas chanter, et elle cherche à recruter plus de membres. Jusque-là, tout est délicieux à souhait, le thème est très rafraîchissant, les filles mignonnes, et les voix très agréables. L’intrigue mystère avec Wakana et sa mère s’amorce bien, on verra bien comment ça évolue. Cinq très bons épisodes.

Kono naka ni hitori imōto ga iru – Ce n’est pas bien méchant. Ce n’est pas terrible non plus. Le raisonnement ne semble pas faire partie des compétences des personnages, tout juste bons à aligner deux neurones ; mais alors faire des extrapolations et s’interroger efficacement, c’est pas la peine. La fin du troisième épisode me conforte dans cet avis : y a des façons de dire et de demander des choses plus à même d’écarter le moindre doute… Ça fait éventuellement passer le temps en attendant la fin des autres téléchargements, mais en elle-même cette série ne vaut pas grand-chose. Et je suis gentil.

Kokoro Connect – Que dire de cette série ? Je n’ai vu que trois épisodes, les deux premiers couvrant à peu près ce que j’avais lu du manga, donc je n’ai pas l’impression d’avoir appris grand-chose et ça fausse largement ma perception. Tout ce que je peux dire, c’est que l’intrigue est intéressante (les membres du club de recherche littéraire échangent leurs corps de manière aléatoire) et que l’animation est loin d’être dégueulasse. J’aime franchement la tournure que prennent les choses, il y a une volonté de faire quelque chose de construit, et c’est très bon (mais tellement rare…).

Koi to Senkyo to Chocolate – C’est l’adaptation d’un eroge, une de plus. Ça n’atteint pas les profondeurs catastrophiques de la majorité des autres, et il y a un côté AkaSaka en mieux niveau ambiance. Le début n’est pas ce qu’il y a de plus palpitant, mais ça se suit agréablement. Ne serait-ce que pour Nakamura Yuichi et Imai Asami. Les protagonistes veulent à tout prix éviter que leur club (de glandage) soit dissous, la seule solution étant alors de concourir à l’élection du conseil étudiant. J’ai juste toujours pas pigé le rapport avec la toute première scène, mais le déclic viendra sûrement plus tard.


 Je passe les suites telles Rinne no Lagrange 2 et Yuru Yuri ♪♪, comme j’ai déjà bien aimé les précédentes saisons.

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MessageSujet: Re: discussion anime -- réactions à chaud   Mar 22 Jan - 23:54

Shinkiro a écrit:
J’ignore s’il y a encore beaucoup de monde qui passe dans le coin pour lire ces impressions, mais je ne me prive pas du plaisir de les écrire.
C'est vrai qu'on peut se le demander mais j'apprécie toujours de voir que tu fait partager tes impressions ... merci !!

Pour ma part, je venait à a rechercher d'un nouveau truc étant un peu a vide de matage de vielle série déja vu ... et malheureusement, j'avais également remarqué presque tous les animes que tu as pu mettre ...
Mais ce qui est bien c'est que je vais peut-être me mettre a certain au vue de ton impression ...

J'ai pas vraiment le temps ce soir (et on verra si j'y repenserai les jours suivant) mais bon, je donne vite fait une ptite liste de série en vue ou déja vu >_< ce sont pas forcement des animes en cours ou récent de l'année ...

A tester :
- Bimbogami ga
- Btooom (le manga j'aime pas trop mal mais j'ai peur pour l'adaptation série ...)
- Code breaker
- Maoyuu maou yuusha (j'ai très vite vu ca donc je pourrais pas vraiment dire quelquechose dessus)
- Mayashimon returns (j'avais bien aimer la saison 1 ... s2 a tester)
- Shingeki no kyojin (j'adore ce manga ... j'ai vu ca ya pas très longtemps une animation, faut que je me renseigne pour celui la)
- Toshokan sensou kakumei (s1 super ... s2 a tester >_)

Bonne découverte :
- C the money of soul and the possibility control
- Swod Art online
- Accel World (ces deux la je les avais pas vu de suite du fait des restritions de visionnage au début)
- Eden of the Est
- Jormungand (mon second manga favori ... domage qu'il se soit arrêter ... j'ai eu droit a la fin en anime >_<)
(Pour celui qui se posera la question de savoir quel est mon premier, c'est Mx0 >_<)

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Shinkiro
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MessageSujet: Re: discussion anime -- réactions à chaud   Mer 23 Jan - 12:44

 Oh. Je ne l’avais pas fait puisque personne ne donnait signe de vie dans le coin et que ça risquait de faire un quadruple-post, mais je peux partager mes impressions sur les animes de cet automne, suivies de celles de cet hiver. Concernant Accel World, j’ai été déçu. Ça a fini par me lasser après quinze épisodes. C’est dommage, j’aime beaucoup Kuroyukihime. Ah, dans la liste « Winter » il faut ajouter Nekomonogatari, mais comme les quatre épisodes sont déjà tous sortis… En bref, c’est fidèle au reste des Monogatari, quoique le curseur sur le fan-service soit placé un peu plus haut, pour le coup. Non que ce soit un problème.~
    [FALL]

    Btooom! – J’ai beau lire le manga, il est vrai que l’anime démarre lentement et, en fin de compte, j’ai tout simplement lâché en cours de route. Non pas que ce soit foncièrement mauvais, mais ça n’apporte rien de plus.

    Chūnibyō demo koi ga shitai! – Provenant de Kyoto Animation, cet anime était forcément attendu au tournant, et le nombre de fan-arts circulant sur la toile ainsi que la foule de gens le traduisant sont là pour en témoigner. Il faut lui reconnaître des qualités certaines, tant en matière de réalisation technique que sur le plan narratif ; toutefois, elle souffre de quelques lacunes, manquant d’un petit « quelque chose » qui pourrait rendre l’ensemble grandiose.
     Finalement, assurément loin d’être déplaisante, cette série nous propose quelque chose de très divertissant sans pour autant être phénoménal, auquel on ne pourra toutefois s’empêcher de trouver un léger goût d’inachevé tant la conclusion peut paraître décevante. (J’ai pour ma part eu un cas de « tout ça pour ça ? ».)

    Kami-sama hajimemashita – Alors pour celui-ci, je m’avoue surpris. Commençons par le commencement. Je n’avais initialement nullement prévu de regarder cette série ; c’est en parcourant Random Curiosity que je suis tombé sur les images du premier épisode, et c’est ainsi que j’ai décidé d’y jeter un œil. Hop, premier épisode acquis, lancé dans le lecteur. Musique, action, je souris, péripéties, générique, fin, à la semaine prochaine. J’ai honnêtement apprécié (oui, j’ai une vie trépidante et une façon épique de la narrer). Ce qui m’a surpris ? De voir sur divers réseaux sociaux, notamment, que beaucoup de gens ne le trouvent pas à leur goût. Pourtant les qualités sont là : c’est amusant, l’intrigue a de quoi intéresser, et la narration est fluide. Les épisodes suivant ont confirmé mon impression et cet anime possède désormais sa place sur mon disque dur. Quelques clichés de shōjo, peu nombreux, et certains sont là pour en prendre plein la tronche. Ah, et carrément fan du générique de fin. C’est frais, c’est tranquille ; pourquoi se priver ?

    Little Busters! – Je pense que celui-là est sujet à polémiques. Indépendamment de sa qualité de réalisation, d’ailleurs. Il y aura toujours des insatisfaits à son sujet, pour une raison X ou Y. Bref, nous ne sommes pas ici pour ça, donc foutons-les par-dessus bord. Ayant quelque peu avancé dans le jeu d’origine, je suis agréablement étonné de voir que l’animation lui est fidèle, toutes proportions gardées évidemment. À deux exceptions logiques près (Riki et Sasami), les voix sont les mêmes, ce qui est un bon point. Globalement, c’est un rendu très positif qui se dégage de cette série. On y retrouve le traditionnel humour Key, à la croisée de l’absurde et du surréaliste, et une pléiade de personnages toujours hauts en couleur, le tout dans un superbe rendu visuel. L’autre bonne surprise fut d’ouïr que la musique a elle aussi été conservée, quoique légèrement modifiée dans certains cas comme pour Little Busters! et Alicemagic, respectivement génériques d’ouverture et de fin, ce qui contribue davantage à une expérience fidèle.
     Cependant, il y a une interrogation qui me vient à l’esprit, et elle concerne l’approche de l’adaptation. La crainte entre une adaptation qui traîne à entrer dans le vif du sujet, car après tout adapter un jeu de plus de cinquante heures n’est pas une tâche aisée, et une adaptation qui taille à la tronçonneuse dans le support d’origine pour atteindre la fin dans un temps imparti. La question que je me pose est de savoir où a été placé le curseur. Même si les héroïnes sont enfin toutes (?) arrivées, je ne peux m’empêcher de me demander ce qu’il en est des missions données à Rin et Riki par les messages attachés à la queue de Lenon (le chat blanc), par exemple ? Il y a certes d’autres éléments importants du scénario ; nous verrons bien, mais, aussi con que ça puisse sonner, ça me désolerait d’être déçu. Surtout après un départ prometteur.

    Medaka Box 2 – Si vous avez vu la première saison, c’en est la suite. Est-il besoin d’en dire plus ? Oui ? C’est la suite directe. C’est bon ? Toujours pas ? Ça reprend l’histoire à partir du chapitre 22. Dans le volume 3. Ça ira ? Merci. (En ce qui me concerne, je suis fan du manga, alors autant dire que je l’ai suivie avidement.) Points bonus pour le dernier épisode, qui voit l’apparition de Kumagawa Misogi (doublé par Ikari Shinji) et Ajimu Najimi (doublée, elle, par Fate Testarossa).

    Onii-chan dakedo ai sae areba kankeinai yo ne – Après Kono naka ni imōto ga iru, voici OniiAi (le nom à rallonge, ça va bien une fois). Voilà ce qui synthétise ce que je pensais à l’origine de cette série. Oh, la bonne surprise que fut la constatation de mon erreur en la matière. Cette dernière est aussi marrante que la première fut insipide. Le premier épisode a lui seul m’a plié en quatre ; la petite sœur est tout bonnement à craquer, tant en matière de moe que de comédie. Elle possède un brother complex des plus avancé, pour un effet comique de première qualité. Ajoutez à cela un petit harem de trois nanas supplémentaires et complètement déjantées, incluant Chihara Minori campant une Nagato-like perverse ainsi que Kitamura Eri en pseudo-samouraï nymphomane, et un personnage masculin quant à lui bien ancré dans les réalités de ce monde, qui plus est pas franchement davantage captivé par l’idée de se taper sa frangine que de se faire violer par les trois autres, et vous obtenez une sorte de successeur spirituel à Seitokai Yakuindomo. Nan, sérieusement, ça se situe là. Cette série ne paie pas de mine, mais elle vaut largement le coup de s’y intéresser. Je ne regrette aucunement de l’avoir vue jusqu’au bout.

    Robotics;Notes – Successeur spirituel de Steins;Gate sur le papier. Après huit ou neuf épisodes, je ne sais toujours pas bien de quoi il retourne. Elle n’est pas inintéressante, mais elle n’est pas non plus aussi captivante que sa grande sœur. J’attends d’avoir un peu plus de temps libre pour la finir, car elle n’est pas dans mes priorités.

    Sakura-sō no pet na kanojo – Celle-ci a été sous-estimée par énormément de monde, et j’étais certain qu’elle deviendrait l’un des succès de la saison. C’est vraiment du bon. Ça peut avoir l’air du truc classique en y regardant de près, mais ça bouge de la bonne façon. Et c’est ça qui change tout. C’est un peu comme ce qui s’est passé avec Toradora!. Au départ, ce n’était qu’une comédie romantique de plus, et finalement c’est devenu quelque chose de bien démarqué et d’à part, parce qu’elle avait réussi à trouver et à imposer son rythme. Sakura-sō donne la même impression de vouloir marquer son rythme et d’utiliser au mieux les matériaux qui la constituent. Il ne faut pas se leurrer : ici, c’est l’interaction entre les personnages qui va faire tout le scénario plutôt qu’une histoire à laquelle ils participeraient. Jusqu’à preuve du contraire, c’est une recette qui a bien marché pour Toradora! et Bakemonogatari, donc je ne vois pas de raison de s’inquiéter.

    Sword Art Online 2 – De loin un meilleur résultat que la précédente moitié, même si la fin de l’arc « SAO » était plus grandiose que le finale de « ALO ». Je me trouve dans l’incapacité de donner un véritable avis sur l’anime lui-même, puisque j’ai en tête surtout les volumes 3 et 4 du roman. Tout ce que je peux dire est que ça vaut le coup, et c’est très largement grâce à Suguha-Lyfa.

    Shinsekai yori – Je n’ai absolument aucune idée de ce dont il est question à part d’étranges pouvoirs et des flashbacks par-ci, par-là. C’est probablement voulu, puisque le scénario semble prendre la direction du mystère. Pour l’instant, j’ai arrêté de regarder, je m’y remettrai d’une seule traite lorsque tous les épisodes seront sortis. Car même si c’est chiant par moments, il y a un côté assez addictif une fois qu’on est dedans, ça fait plaisir aux yeux et il y a Hanazawa Kana, par-dessus le marché.

    Sukitte iinayo – Passons enfin aux choses sérieuses. Je crois que je commence à accumuler les preuves que le shōjo est le genre qui me convient le mieux. Série qui ne paie pas non plus de mine au départ, Sukitte possède malgré tout un certain charme. Perso, j’ai craqué pour l’héroïne, qui change de Sawako (Kimi ni todoke) ; le protagoniste, lui, a l’air vachement plus classique et stéréotypé, style le beau gosse du lycée et compagnie. L’intrigue n’a rien d’original en elle-même (la nana sans amie et solitaire qui rencontre le beau gosse), mais la vitesse à laquelle se font les développements est en revanche très prenante.

    Tonari no kaibutsu-kun – Il y a quelques similitudes avec la série précédentes, mais sans plus. Shizuku est une fille au caractère bien trempé, Haru étant ici l’individu socialement détaché ; tous les deux sont agressifs malgré tout dans leurs domaines respectifs. Il y a pas mal d’humour et de sentiments, bien qu’à propos de ces derniers la série fasse des allers et retours un peu étranges, essayant d’installer une indécision finalement assez peu persuasive. Nonobstant, c’est véritablement un plaisir à regarder.

    Hidamari Sketch × Honeycomb – Normalement, si vous regardez ça, c’est que vous connaissez un minimum la série. Du Hidamari Sketch pur jus, et je suis honnêtement sûr de ne jamais avoir tant ri devant un anime, au point de rire à gorge déployée avec certains épisodes. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est dans la veine d’Acchi Kocchi et Cie sauf que ça concerne les résidentes d’une pension d’un lycée d’art. Une de mes séries préférées de tous les temps.

    [WINTER]

    Ore no kanojo to osananajimi ga shuraba sugiru – Jusque-là, pas mal du tout. Pas exactement une claque ou une surprise, bien que ce fût l’une des séries que j’attendais le plus, mais un truc agréable et tout à fait regardable. Masuzu est chouette, avec ses traits de Hitagi parfois, et une Tamura Yukari au sommet de sa forme. Franchement zieutable, et l’OP est plutôt prenant.

    Sasami-san@Ganbaranai – Qui vient une nouvelle fois confirmer que j’adore les animes du studio Shaft. Complètement déjantée, avec un premier épisode totalement médusant, Sasami-san brille par son côté décalé, son humour varié et sa palette esthétique unique (qui respecte assez fidèlement le coup de crayon de Hidari-sensei). La petite perle de la saison à mes yeux, et la tête de mon top 3.

    Tamako Market – Je n’ai pas l’impression que KyoAni sache se recycler. Si c’est agréable pour les yeux, ça n’en reste pas moins assez dépourvu d’intérêt. Les seules valeurs de la série, pour le moment, sont de voir Tamako faire des choses (même de la poterie ou éclater du papier-bulle, n’importe quoi, on s’en fout) et d’apprécier les interactions qu’elle a avec sa sœur ou ses copines. Bref, pour l’insant c’est assez pauvre, je m’attendais à un peu plus trépidant — ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas amusant, loin de là.

    Vividred Operation – On dirait une contrefaçon de Strike Witches. En moins bien. Sérieusement. Je ne suis pas sûr de continuer, peut-être quelques épisodes pour décider une fois pour toutes de son futur ; mais quitte à choisir entre l’original et une copie, c’est vite réglé.

    GJ-bu – Alors ça, c’est cool. Je l’avais ajoutée en queue de liste et je n’en attendais à vrai dire quasiment rien, sinon offrir de quoi tuer le temps… sauf que c’est atrocement fun et addictif. Elle ne paie vraiment pas de mine, mais j’ai grandement apprécié le premier épisode, que j’ai trouvé particulièrement rafraîchissant dans cette saison plutôt pauvre, pour moi, en séries. De nouvelles voix qui résonnent plaisamment et une bonne ambiance générale. (Fun fact : je trouve que Shion ressemble légèrement à Makise Kurisu)
     Désormais dans mon top 3 de séries prioritaires de la saison avec Sasami-san et Minami-ke 4.

    Minami-ke Tadaima – Enfin une suite digne de ce nom ! Après des saisons 2 et 3 d’une qualité douteuse, voilà un successeur qui rend hommage à la première adaptation. C’est comme si j’étais revenu dans le passé ; les tribulations de Chiaki, Kanna et Haruka sont délectables à tout point de vue, et c’est fou ce que les « bakayarō » de Chiaki m’avaient manqué.

    Kotoura-san – Je vous invite à regarder le premier épisode par vous-mêmes, vous risqueriez de rater une étrange surprise sans cela.

    Maoyū Maō Yūsha – Un peu dans l’esprit Spice and Wolf, on dirait. Je n’ai pas encore regardé, ceci étant. Je vais attendre avant de poser un véritable avis.

    Mondaijitachi ga isekai kara kuru sō desu yo – Le premier épisode à lui seul ne m’a pas convaincu ; elle peut s’avérer sympathique, mais ça sent le cliché ici et là, et j’ai pour le moment quelques soucis avec le protagoniste mâle qui me tape sur les nerfs.

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Shinkiro
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MessageSujet: Re: discussion anime -- réactions à chaud   Sam 18 Mai - 12:10

Même si tout le monde est mort, j’ai déjà tapé cette synthèse pour un autre forum, donc il n’y a pas de raison que je me prive du plaisir de copier-coller éhontément ce pavé. Au cas où quelqu’un se perdrait par ici et serait subitement pris de l’étrange envie de le lire.

    [HIVER]

    Accel World – « Je sais même pas pourquoi je m’inflige ça. » Verbatim ce que je me suis dit avant de relancer l’épisode 1. Parce que, oui ,j’ai repris la série depuis le début plutôt que de tenter d’être largué en reprenant à l’épisode 16 ou qu’importe (insinuant qu’il y a d’une part un scénario et qu’il est d’autre part susceptible de causer une confusion… mais faisons comme si).
     Bilan : j’ai l’impression de m’être auto-admonesté un viol… À raison d’environ 20 minutes par épisode, ça représente approximativement 8 heures de torture. Le sentiment est absolument horrible. Je me suis rappelé on ne peut plus clairement pourquoi j’avais lâché à la fin du 14 ; et malgré cela, j’ai continué. orz
     Haruyuki est le pire protagoniste masculin qu’il m’ait jamais été donné de voir. C’est inconcevable qu’un personnage principal comme lui existe. Il passe les trois quarts de la série à chialer et couiner sur son sort et le reste à se faire botter le cul comme un malpropre avant de finalement gagner ses combats par magie. Bien que je m’en sois douté avant, l’épisode 18, dédié à Kuroyukihime lors de son voyage scolaire, m’a confirmé l’idée qu’Accel World sans Haruyuki aurait été vachement meilleure (bon, manque de bol, l’épisode 19 se termine sur un ass pull assez hallucinant). Le problème fondamental repose vraiment sur lui, car tous les autres personnages sont intéressants. Ajoutez à cela quelques intrigues bâclées (toutes ne le sont pas, mais l’arc Dusk Taker est décidément un des pires, et ça en dit long) pour couronner le tout.
     Finalement, si je suis allé jusqu’au bout (à la deuxième reprise), c’est surtout pour la brigade d’amazones que constituent Hime, Niko et Chiyu. Dans cet ordre. En bref, un gros étron.

    GJ-bu – C’est indiscutable, voilà le meilleur tranche-de-vie de la saison, précisément parce qu’elle évite l’écueil de Tamako Market (voir plus bas). Rien à chercher au-delà d’un agréable moment, des épisodes regorgeant de scènes humoristiques, de passages attendrissants et de quelques pauses. L’ambiance est très décontractée avec un rythme posé tranquillement. Toutes les héroïnes sont excellentes. À part Kirara, à laquelle je n’accroche pas. Et Mao est une déesse.
     Au vu du genre, évidemment, pas de scénario à chercher. Toutefois, nous avons malgré cela, étonnamment, une véritable fin. Surprenant, assurément, et elle est bien vue. Amplement satisfait du voyage.

    Kokoro Connect – Il m’aura fallu du temps pour la terminer, c’est vrai. La faute en partie à Doki, qui n’a toujours pas terminé de sortir les épisodes, ce qui m’a contraint à aller choper la fin chez Rori, et en partie à moi-même, puisqu’il nécessita en sus que je fasse montre de motivation pour relancer une machine arrêtée en cours de route depuis longtemps. Mais l’effort est enfin fourni et achevé, en conséquence de quoi rendu sera mon jugement. Je tiens aussi à dire que la voix de Fūsenkazura a fini par vite m’éreinter avec force. Obligé de couper le volume lors de ses répliques pour éviter de frapper les murs. Mais bref.
     La meilleure façon de résumer cette série est la suivante : Character Development: The Animation. C’est en définitive là-dessus qu’elle repose dans son essence. De plus, c’est loin d’être mal exécuté. Les personnages parviennent à être captivants, leurs soucis sont bel et bien prenants, les épisodes s’enchaînent fluidement, même les doublages sont excellents, avec, outre Miyuki qui est toujours fantastique, une Kanemoto Hisako qui brille dans un rôle différent de ceux du genre Ikamusume.
     À partir du douzième, j’ai trouvé que les choses se gâtent un peu. « Whose baby is it? » Ma SCI s’est désintégrée d’un coup avec cette phrase, et je l’ai bien sentie décéder. Typiquement le genre de truc que l’on balance à un groupe de personnes dont les trois quarts sont des inconnus. Bon sang, c’était presque sans défauts jusque-là. Je pense honnêtement ne pas être très difficile en matière de déroulement scénaristique ; qu’un truc soit tiré par les cheveux, presque improbable, tout ça…, je laisse la plupart du temps passer, parce que c’est une œuvre de fiction et qu’une fiction qui laisserait de côté les événements qui sortent de l’ordinaire finirait par être aussi chiante que la vidéo d’une journée ordinaire. Je veux dire, les protagonistes échangeaient de corps au premier arc !, et ça ne me posait pas plus de problèmes que ça. Mais il y a des limites et certains trucs restent nécessaires pour que nous puissions garder pied dans l'œuvre. J’entends bien que le mécanisme a le rôle d’engrenage pour le scénario, mais là, là, c’est tout bonnement pas crédible. Qui plus est, toute la rencontre avec l’amie d’enfance de Yui est horriblement et palpablement forcée, et ces quelques dialogues sont pathétiques. Heureusement, ça remonte un peu la pente par la suite.
     … Jusqu’au quatorzième épisode. Ce fut de courte durée. Assurément, les choses deviennent autrement plus sérieuses ; par exemple, le manque de tact, un des outils sur lesquels reposait déjà la série, se fait tangible, les répliques frappant dur et impitoyablement sur les plaies. Sauf que l’arc Michi Random en est une, de plaie, et monumentale avec ça. Une royale prise de tête et un cassage de burnes effroyable, à la fois long et pénible. Pourquoi ? Nagase Iori. Sa rechute, quoiqu’elle apporte un peu de drame* et de tension (comprenez : bien qu’elle soit la pierre angulaire de cet arc), semble venir de nulle part, comme complètement artificielle. Je veux dire, son problème n’a pas déjà été réglé une poignée d’épisodes plus tôt ? À quoi ont-ils servi, dans ce cas ? Alors d’accord, nous avons un drame qui met les bouchées doubles et délivre de la tension à 140 %, mais il n’y a même pas de variété dedans. Ça tourne sur un seul prétexte de la part de l’incriminée, pendant quatre épisodes !, qui nous refourgue ses sophismes et sa philosophie de comptoir. Bref, personnellement, je n’ai pas du tout compris d’où ça sortait…
    Kokoro Connect est passée de très bonne série à drama irritant en l’espace d’un seul épisode. Ça m’a franchement fait chier. D’autant plus que les personnages sont tous riches en personnalité et bénéficient de multiples développement. Iori, du coup, souffre de Michi Random, puisque cet arc finit lui fait perdre une bonne part de la profondeur que les précédents s’évertuaient à lui en fournir, frôlant de peu le manque total de profondeur. En soi, la réalisation ne souffre d’aucun réel souci qui mériterait remarque ou critique, pas plus que la narration, mais à partir du moment où les prémices du scénar sont moisies, c’est irrécupérable. Les seuls points positifs qui ressortent nettement de ces quatre derniers épisodes, sans lesquels j’aurais aisément mis ceux-ci à la benne pour conclure qu’il aurait mieux valu s’arrêter au 13e, sont la scène d’action et les passages où Himeko se comporte en fille. Defrosted Ice Queen, indeed, « Dereban » est absolument über-cute.
     J’ai pondu un long pavé sur cette série, et bien acide en plus. Je suis le premier étonné, je ne m’attendais vraiment pas à tant gloser à son propos, et encore moins à bitcher sur la dernière partie alors que la série s’est déroulée excellemment jusqu’à la fin des arcs précédents. Ç’aurait pu être une série presque parfaite ; malheureusement, dès lors que nous en venons au point de devoir faire une pause en plein épisode, c’est qu’il y a un réel souci, et je suis le premier à le regretter.

     * Prendre, dans toute ma rétrospective, drame au sens étymologique, à savoir « action », généralement sérieuse. (Je rappelle à tout hasard que le drame en tant que genre littéraire se différencie de la tragédie en ce qu’il ne contient pas de morts.)

    Kotoura-san – Voilà une bien étrange série, avec un incipit des plus fourvoyant, qui oscille entre drame et comédie, incorporant quelques pointes de tragédie. Finalement l’alchimie n’est pas mauvaise et cet anime poursuit sa route sans cahots. Pour autant, la culmination des événements a moins d’impact que ce qu’on aurait pu croire au début (je pense notamment aux motivations de la présidente du club), et le coupable mystère des derniers épisodes est horriblement facile à identifier (il suffit de deux scènes). Évidemment, les ficelles habituelles du « pouvoir de l’amitié » sont là donc rien d’original sur ce plan, la seule excentricité résidant, en somme, dans le pouvoir télépathique de Kotoura.
     Ce fut regardable sans être une merveille, ce qui est aussi appréciable de temps à autre au milieu des déchaînements de passions, positives ou non.

    Little Busters! – N’ayant pas beaucoup eu de temps à lui accorder, je n’ai que modérément avancé dans le jeu ; par conséquent, je ne saurais mesurer l’étendue de la fidélité de l’adaptation dans ses derniers segments. Néanmoins, ça m’avait l’air globalement pas mal. Évidemment, je me doutais que Refrain viendrait séparément, sauf que je ne m’attendais absolument pas à ce qu’on nous balance autant d’indices visuels à son sujet. Je trouvais déjà qu’il y en avait un peu trop tout au long de la série, ou en tout cas qu’ils étaient mal insérés, mais la comparaison est pâle lorsque l’on observe les derniers épisodes. Enfin bon, ceci mis à part, j’ai grandement apprécié LB!. Moins que Clannad, forcément, mais presque autant, voire un peu plus, que Kanon. Les grands points positifs de cet anime sont incontestablement d’une part son casting vocal, récupérant la plupart des doubleurs du jeu, lesquels connaissent donc la partition, et d’autre part la bande-son, elle aussi issue du VN, révisée pour les génériques.
     J’ai également trouvé les personnages inégaux dans leur charisme, surtout par rapport à ce qu’ils transpirent lors de leur introduction ; Yuiko, par exemple, est en principe l’un des plus charismatiques, et pourtant sa présence est assez peu remarquable. Il est vrai que c’est difficile lorsque Haruka est dans le coin, néanmoins je doute que cela explique ou justifie le tout… Sinon, les interactions magiques entre Rin et Masato sont toujours aussi magiques, quoique l’adaptation manque à mon goût de « boke ! », mais ce se serait fait au détriment des différentes routes. En fin de compte, le résultat de JC Staff est à des lieues de la catastrophe que nous pouvions craindre de leur part – ce qui n’éclipse pas la question de savoir ce qu’aurait donné une adaptation signée KyoAni. Mais nous ne pouvons que spéculer…
     Avis personnel : Kanata roxe.

    Love Live! School Idol Project – La dernière série que j’ai vue avant la finalisation de ce récapitulatif, terminée d’une traite en marathon, et conséquemment la dernière revue tapée. J’ai le plaisir d’ajouter que ce n’est en aucun cas un exploit, puisqu’elle se prête étonnamment bien au jeu ; les épisodes s’enchaînent fluidement et l’on ne s’ennuie absolument pas. Initialement, je craignais la mauvaise parodie d’Idolmaster, et je l’ai donc fuie, mais après avoir lu de bonnes critiques à son endroit j’ai décidé d’essayer, et il n’en est rien, malgré un clone de Chihaya. Love Live sait qu’elle ne joue pas dans la même cour et décide donc de faire différent. Le fait est que ça marche, pour l’essentiel. Les personnages ont une bonne synergie et quelques personnalités uniques (Nico, surtout), la dynamique est bien présente, les chansons ont la pêche ; évidemment, il y a quelques faiblesses, comme le sub-plot avec la présidente ou encore l’exagération des tendances asociales de Maki dans l’épisode 10, qui a l’air de se faire carrément chier d’un seul coup et sans raison, et une bonne partie du déroulement est prévisible, mais rien de cela n’est vraiment nuisible. Le vrai souci intervient à partir du 12e, qui fonce dans le mur, crée de manière sensiblement artificielle un élément perturbateur et se termine sur la même embrouille que NatsuKise mais en plus grave, étant donné qu’ici le thème était clairement les idoles et qu’on nous a monté une mayonnaise durant tous ces épisodes. Une fin décevante à cet égard, même si le but initial, sauver l’école, est atteint. Scénario mis à part, ces deux derniers épisodes laissent une sensation de vide à côté de tout ce qui s’est produit avant, y compris sur le plan des personnages, et c’est fort regrettable dans la mesure où tout passait comme une lettre à La Poste.
     En définitive, ça reste du très bon, sans aucune prise de tête pour l’essentiel du déroulement, clairement fun et rafraîchissant ; en gros, une excellente surprise. Comme quoi, ne pas se fier aux apparences.

    Maoyū Maō Yūsha – Au départ, avant même de regarder, j’étais sous l’impression que ça sentait le Spice & Wolf revisité. Comme quoi, parfois, les premières impressions sont erronées, ce qui n’est pas le cas ici puisque c’est exactement ce que à quoi nous avons droit. C’est d’autant moins le cas que les protagonistes sont aussi doublés par Koshimizu Ami et Fukuyama Jun. C’est pousser un peu loin la correspondance pour que ce soit simplement coïncident. Bref, analogies mises à part, que vaut la série elle-même ?
     Eh bien elle est bigrement intéressante, mais pas autant que sa cousine. Elle a son lot de passages à vide, néanmoins le fil conducteur est bien présent de bout en bout. Il y a un curieux mélange dans l’ambiance économie & action, ce qui culmine dans le dernier épisode. Et puisque je parle de celui-ci, je suis un peu déçu, puisque finalement la série se termine juste au moment où les choses devenaient captivantes : tous les éléments semés au long du parcours se rejoignaient enfin, et puis arrive le « fin ». Dommage, les niveaux d’épique commençaient à monter de toute part. Niveau personnages, la plus grosse claque revient à Maid-ane dans l’épisode 9. Sa scène était carrément magique. Le gros, gros regret à souligner est l’intense manque d’interaction entre Maō et Yūsha, alors qu’ils vont jusqu’à donner son titre à la série. L’accent est mis sur eux pendant une poignée d’épisodes, et puis Yūsha se barre chercher un de ses compagnons. On regrettera en outre que le chara-design retenu n’ait pas été celui d’Ishida Akira.
     En somme, c’était bien, même si faible, mais ça n’a pas coupé au bon moment. Y avait moyen de faire tellement plus et mieux…

    Minami-ke Tadaima –Il aura fallu attendre la quatrième saison pour que me réconcilier avec Minami-ke. Comme quoi parfois tout finit par arriver. Bonne saison qui renoue donc avec l’excellente première et fait oublier les deux échecs qui la suivirent. Pas grand-chose à en dire ; c’est du Minami-ke pur jus.

    Natsuiro Kiseki (rewatch) – Et c’est là que je m’aperçois que ce n’est que partiellement un rewatch, vu que je ne l’avais encore jamais terminée. (J’ai quelques autres excellentes séries qui souffrent du même syndrome, nommément Nichijō et Dennō Coil.) Un an plus tard, c’est désormais chose faite.
     Dès le départ, la série adopte clairement une tonalité légère et un esprit bon enfant, étant donné qu’il s’agit de quatre copines qui cherchent à se faire des souvenirs estivaux car l’une d’elles doit bientôt déménager. Nos quatre protagonistes sont assez stéréotypées, donnant parfois des airs de déjà vu ; Tomatsu Haruka, par exemple, double un clone aux cheveux verts de Saten-san, laquelle réussit à être en même temps le personnage le plus pénible et le plus dynamique. Ça va souvent ensemble, certes, mais ici la voix de Haruka fait des merveilles en la matière (notez l’ironie). À part ce petit point subjectif, la synergie de cette petite bande est merveilleuse et tourne comme un charme. Sur un plan plus personnel, Kayano Ai double la best girl et Miyukichi best mom (techniquement, la best mom ever est Kobayashi Yū, mais elle n’apparaît pas dans cette série).
     Les phénomènes surnaturels dus au rochers n’ont rien de bien transcendants, beaucoup d’entre eux trouvent même leur résolution téléphonée (je pense entre autres à l’épisode 9, qui donne lieu également à de curieux moments de logique du réfrigérateur quant à Saki) ; ce qui vaut aussi pour un certain nombre des procédés narratifs présents. Disons-le clairement, Natsukise ne surprendra personne dans l’exécution de son scénario. En fait-ce pour autant une mauvaise série ? Non ; si ce n’est évidemment pas un chef-d'œuvre, elle reste néanmoins à la hauteur des attentes qu’elle nourrit dans ses prémices, à savoir offrir un divertissement au cœur léger, et présente ses petits moments qui font sourire. Finalement, Natsuiro Kiseki est une petite série qui se regarde tranquillement lors de journées d’été avec une glace à l’eau et une boisson fraîche.

    OreShura – Série bien partie, elle ne m’a que peu déçu en cours de route, avec bien sûr d’inévitables petits défauts de-ci, de-là. Une comédie romantique sympathique qui, si elle n’innove pas dans le domaine « harem-esque », y apporte cependant quelques touches originales – quoique Nisekoi a une approche et des bases similaires tout en étant bien davantage axée sur l’humour. Rien de fulgurant dans le déroulement de l’histoire, ce qui est un peu dommage. J’ai trouvé dommage aussi d’avoir, juste après Chū2koi, à nouveau un protagoniste ayant eu le syndrome auparavant. Je comprends que l’auteur du roman n’est pour rien dans ce timing, n’empêche que c’est à mes yeux un brin préjudiciable.
     Côté héroïnes, toutes (ou presque) ont leur charme, même si chacun préférera la ou les siennes ; pour ma part, la mitrailleuse à sarcasmes qu’est Masuzu et la tsundere d’Ai-chan constituent la vedette du programme. Les quelques épisodes consacrés à cette dernière furent de réelles tranches de franche rigolade, et j’en suis même venu à me dire que je n’aurais aucun problème à ce que le reste de la série lui soit entièrement dédié tant cette petite est la plus travaillée, la plus adorable et la plus drôle du harem. Elle apporte facilement deux tiers de la romance dans cette comédie romantique.
     Bien qu’elle suive pour l’essentiel les codes du genre (n’oublions cependant pas qu’ils existent pour être suivis), OreShura a su sélectionner ses ingrédients pour se rendre suffisamment appréciable. Et ce malgré Chiwawa. Honnêtement, c’est tout ce que je lui demandais, donc bilan positif à ce niveau. Et en plus le générique d’ouverture me plaît. Eh ouais.

    Robotics;Notes – Dotée comme ses grandes sœurs arborant le même point-virgule d’un thème plus sérieux, R;N oblige à rendre un jugement plus nuancé que la plupart des autres séries de saison. À la manière de Steins;Gate, le scénario prend du temps avant de s’installer… au point de se faire carrément attendre et de débarquer tardivement. Le mystère et le suspense sont des qualités intéressantes, et en l’occurrence présentes ; malheureusement, les réponses et le dénouement ne sont pas à la hauteur des attentes qu’ils construisirent tout au long des épisodes. En fin de compte, le finale paraît faible après avoir tant fait monter la pression et la scène d’action paroxystique est douloureusement plate. La gestion du scénario est discutable, donc, avec une force narrative en dents de scie. C’est d’autant plus décevant que le scénario disposait d’un excellent potentiel, eût-il été mieux mis en avant et exploité, et que les épisodes sont plutôt bien fichus techniquement.
     Côté personnages, il y a là aussi à prendre et à laisser. Akiho est une chouette héroïne, dynamique, amusante et attachante, à laquelle il manque toutefois un peu de matière, raison pour laquelle Frau Kōjiro l’éclipse cruellement et haut la main (best girl) quasiment dès son apparition ; Kaito est horripilant à souhait, charismatique comme une asperge mal cuite et appréciable comme une écharde dans le pied ; pour le reste, Jun et Nae s’en sortent bien mais auraient probablement mérité plus d’attention. Et puis Subaru… Bah, Subaru. Il s’en tire finalement pas mal, grâce à son tsundereïsme. Les personnages secondaires et tertiaires sont quant à eux facilement oubliables, presque plus encore que le personnage secondaire moyen, disposant du même souci de manque de caractère que les protagonistes, ce qui est une tare fatale pour un figurant.
     En bref, dans la saga des science adventure de Nitroplus, elle tape un score tout juste passable, bénéficiant d’une meilleure réalisation que Chaos;Head en dépit d’un scénario moins prenant, mais nous sommes vraiment très loin du niveau atteint par Steins;Gate, que ce soit sur les plans de l’histoire, des personnages ou de l’atmosphère générale. À voir éventuellement une fois, pour Frau, mais sûrement pas deux.

    Sakura-sō no pet na kanojo – Finalement, une fois qu’on a pris le temps de laisser les choses décanter, cette série apparaît bien moins reluisante à froid qu’à chaud. Les tournants dramatiques de l’histoire (il doit y en avoir à peu près trois) sont finalement tous les mêmes, reposant sur l’angoisse pseudo-existentielle et le délestage sur Mashiro, qui, comme c’est un génie, se retrouve blâmée lorsque les durs efforts des uns et des autres (lisez : Sorata) se retrouvent vains ou insuffisants. Par conséquent, la série est pauvre côté scénario, même si la plupart des situations sont traitées de manière réaliste (y compris le coup de pute du 22e épisode, à l’exception toutefois de la cérémonie finale).
     Elle s’en tire un peu mieux dans la relation des personnages. Bien sûr, on regrettera que cela n’aille de paire avec la trame, néanmoins c’est mieux que rien. Restent quelques ombres au tableau sur ce plan, au premier rang desquelles nous retrouverons Aoyama Nanami, incapable de répéter à la fin les mots qu’elle prononce lorsqu’elle se trouve à l’arrière du vélo de Sorata. Suivie, comme si c’était une surprise, de très près par le couple insipide Sorata-Mashiro ; je dois admettre qu’il donne l’impression de nous être jeté à la figure sans que nous sentions réellement la romance se construire entre ces deux-là. Le fait que Mashiro soit moins expressive qu’Iori (de Guilty Crown – je déconne pas, c’est visiblement possible) est sûrement la principale raison de cet échec. L’alchimie entre Sorata et Nanami était mille fois plus resplendissante, c’est un ratage complet que d’avoir relégué cette dernière dans la friend-zone.
     En dépit de ses défauts, Sakura-sō parvient à délivrer un peu de rire et de larmes (parfois pour des raisons regrettables), le tout agrémenté de visuels ma foi plaisants et d’un doublage dynamique – ses seules véritables qualités. Nonobstant, c’est une série très moyenne, qui n’atteint pas les sommets qu’elle laissait présupposer.

    Sasami-san@ganbaranai – Les productions de Shaft ont la tendance générale à violemment cliver les communautés, et Sasami-san s’inscrit profondément dans cette « tradition ». Car si Madoka regorgeait graphiquement de surréalisme, Sasami est construite avec.
     La conséquence directe en est les nombreux cas de « c’est quoi ce bordel, qu’est-ce qui se passe, c’est quoi ce délire que je suis en train de regarder ? ». Ça rend la revue délicate, le scénario n’est à certains moments pas facile à clairement transcrire en mots même si l’on a compris l’essentiel de ce qui vient de se produire. Quoi qu’il en soit, cette série nous jette à l’écran les situations pour le moins singulières que rencontre Sasami dans sa vie de réceptacle d’Amaterasu et de miko Tsukuyomi. Cela énervera toutes les personnes à la recherche d’une histoire cohérente et linéaire, car rien de tout cela n’est présent (la cohésion est présente mais je conviens qu’elle est largement discutable dans sa traduction à l’écran).
     Le casting est réduit, les épisodes se concentrent sur Sasami, son frère et les sœurs Yagami, avec sporadiquement quelques personnages secondaires, dans lesquels nous croisons le clan Tsukuyomi, les parents de notre protagoniste, et une tritagoniste récurrente en la personne d’Edogawa Jō.
     La synthèse est vite faite : adorer ou abhorrer. Je doute qu’il existe un juste milieu, comme pour l’essentiel des productions de ce studio, et pour cette raison la seule façon de choisir son camp est de la regarder.

    Tamako Market – Je partage l’opinion du rédacteur de Random Curiosity qui suivait la série. Tamako Market est, en rétrospective, une série tranche-de-vie des familles et rien d’autre ; mais elle s’est présentée comme si elle était plus que cela. En découle une grave crise d’identité, n’arrivant à se décider entre la tranche de vie et la comédie romantique. Le résultat est un mélange étrange, une comédie pseudo-romantique qui traîne des pieds, allant à un rythme lent, soulevant quelques intrigues en laissant de menus indices en cours de route pour finalement les laisser en suspens sans en résoudre aucune. Les tensions sentimentales entre Tamako, Midori et Mochizō, les sous-entendus concernant Choi passent vulgairement par-dessus bord. Circulez, y a rien à voir. Du coup, c’est à se demander pourquoi ils se sont emmerdés à incorporer ces éléments qui, en définitive, nuisent plus à l’histoire et à la série qu’ils n’y contribuent.
     D’un point de vue purement technique, la réalisation est évidemment excellente, Kyoto Animation oblige. Même les détails font l’objet d’une attention visiblement particulière, ce qui se voit au travers des décors sublimes qui sont une signature du studio, comme les routes longées de sakuras en fleur. Les personnages en eux-mêmes bénéficient pour la plupart d’un minimum de développement (même le père de Tamako), ce qui est un point positif. Tamako est un vent de fraîcheur, le genre de fille certes un peu à l’ouest mais adorable, et sa voix est divine ; n’en reste pas moins que Kanna est la meilleure héroïne de la bande (remarquez à quel point j’ai une propension à shipper les ensemble darkhorses), au côté de Dera.
     Bilan : pas la plus inspirée des KyoAni, qui ne cesse pas de me décevoir, pas franchement indispensable, mais, étonnamment au vu de ses lacunes, ça se laisse regarder. La seule chose qui va me manquer est Kanna.

    Vividred Operation – Comme je l’avais dit dès le début, elle sentait le recyclage de Strike Witches en moins fun. C’est effectivement le cas, nous avons le droit au même genre de série, techno-magical girl (ça, c’est la partie Lyrical Nanoha) qui combat un gros ennemi magico-mécanique venu d’un autre monde, le tout agrémenté d’angles de vue qui font plaisir aux yeux. Il est indéniable que Vividred sait ce qu’elle fait et où elle veut aller. Par conséquent, elle va droit au but : exit la prise de tête, inutile de chercher matière à réfléchir – et ça se voit vraiment quelquefois, la palme revenant au dernier épisode – ou un scénario en béton, il suffit de se mettre en roue libre et de profiter.
     Les tropes typiques sont là, la mécanique est on ne peut plus classique et la plupart des éléments sont affreusement prévisibles dès l’épisode 2, mais la réalisation tourne sans réel accroc (à part éventuellement l’épisode bikini, qui rame un peu en comparaison du reste). Les héroïnes, Himawari mise à part ?, sont assurément clichés, ce qui est assumé, et toutes les Vivid ont la classe – à part Vivid Yellow, paradoxalement.
     Clairement pas aussi fun que sa cousine et bénéficiant d’un coefficient de revisionnage nul, Vividred Operation divertit néanmoins, et c’est une fois de plus tout ce que nous lui demandions, sans quoi ça servait à rien d’aller au bout.

    [PRINTEMPS]

    Aiura – Quatre minutes de vidéo, génériques inclus. C’est… curieux. L’ouverture regorge de crabes et de Steve Jobs (visiblement just for the lulz). En un épisode, c’est zarbi. Et après deux épisodes, C’EST TOO FUCKING SHORT ! Putain, ils pouvaient pas faire un format normal !? Blasant. Sinon, ça parle de lycéennes qui se croisent par hasard et se retrouvent dans le même lycée, copinant l’air de rien. Ç’a l’air cool, mais putain ce que c’est trop court ! Nous avons à peine le temps de rentrer dans le truc que l’épisode se termine ; ce qui se traduit accessoirement par le fait que, d’une semaine à l’autre, les noms des personnages ont fui notre mémoire. Systématiquement. Je suis frustré.

    The Severing Crime Edge (Dansai bunri no crime edge) – Ah ouais, alors là nous errons en plein fétichisme capillaire. Un gars avec une paire de ciseaux qui aime couper des cheveux rencontre une fille dont les cheveux sont insécables. C’est grosso modo tout ce qui émane des deux premiers épisodes, et j’avoue que l’envie ne m’inonde pas de m’attaquer au troisième. C’est pas dégueu ni insupportable, Iwai est mignonne, mais c’est tout, ça n’arrive pas à m’intéresser. Je n’irai sans doute pas plus loin. (ノ◕ヮ◕)ノ︵◇ À la benne.~

    Date A Live – J’ai eu du mal à me faire un avis pour celle-ci, parce qu’elle est assez étrange. Déjà, le premier épisode est une énorme tromperie, en tout cas la première partie. Je pense que c’est dû au croisement volontaire et assumé entre une comédie-harem (pas vraiment un spoil), trait accentué par les parodies de visual novels, et une série d’action dans un contexte de science-fiction. En tout cas, ça me laisse une impression bizarre et indescriptible. La palme revient à l’enchaînement des toutes premières scènes : destruction, suivie de pantyshots (à ce titre, l’épisode 2 nous gratifie d’un joyeux rai lumineux complètement arbitraire).
     Quoi qu’il en soit, il faut bien trois épisodes pour avoir une idée un peu claire de Date A Live, lesquels marquent accessoirement la fin de l’arc dédié à l’introduction de « Princesse » – son nom constitue un spoil mineur et un outil scénaristique. Le principe de l’histoire : les séismes spatiaux sont causés par l’apparition d’entités appelées Esprits. La susnommée Princesse est l’un d’eux ; afin de contrer la destruction engendrée par ces séismes, il y a deux solutions : tuer les Esprits, ou bien, en version courte, sortir avec. Que l’histoire avance un peu vite n’aide sans doute pas à prendre ses marques (j’ajoute qu’ils ont dû tailler un peu dans le roman pour tenir en trois épisodes, ce qui fait perdre un peu de chara-développement), mais le fait est que les détails et explications à propos des Esprits et séismes spatiaux constituent des éléments clefs de l’intrigue, donc ça complique le dosage des éléments de présentation. L’idée, sortir avec une arme de destruction massive dans le but d’empêcher l’Apocalypse, est amusante, et c’est peut-être ce qui perturbe, vu que cela revient à mélanger deux genres à priori très disparates. Néanmoins, DAL parvient à présenter à la fois des scènes attendrissantes et amusantes, et des scènes d’action (je reconnais qu’elles sont en revanche un peu faiblardes et de courte durée, en tout cas pour le moment). La question en suspens est maintenant de savoir si l’on plongera plus rapidement dans les choses sérieuses par la suite, ce qui devrait en principe être le cas si les romans sont respectés.
     Évidemment, tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, il y a quelques défauts : Tobiichi Origami (si elle pouvait mourir vite et horriblement), les CG pour des conneries, le rythme qui cafouille un peu ([presque] rien ne nous signale vraiment qu’il s’est écoulé du temps entre les épisodes 1 et 2, ni combien), de probables incohérences ou faiblesses narratives (fin de l’épisode 3 ?), et un générique de fin pour le premier épisode absolument horripilant. Une autre faiblesse est le manque de mise en avant des fondements de l’intrigue. Je m’explique : en trois épisodes, à aucun moment elle ne fait en sorte que nous nous interrogions sur les Esprits, les séismes, leurs liens, etc., alors que c’est pourtant là-dessus que repose Date A Live, outre l’aspect harem. L’histoire dispose des moyens d’être intéressante, et ce n’est, je trouve, malheureusement pas suffisamment mis en avant à l’heure où je tape ces lignes. Pour autant, ce début s’avère plutôt fun, même si pas ce qu’il y a de plus drôle cette saison, et Princesse-chan vaut le détour. Le reste du casting est pour l’instant quelconque, mais les futurs ajouts devraient pallier ce manque de richesse tout en plongeant plus dans les sujets sérieux de l’intrigue.

    Devil Survivor 2 – The Animation – Il paraît que c’est l’adaptation d’un jeu vidéo. Le début laisse peu rêveur et manque de punch, ça commence même assez glauque (voyeurisme ambiant façon « c’est trop lol de voir des gens mourir ») ; ce qui se passe en deux épisodes aurait pu n’en prendre qu’un seul ou un et demi. Le vrai début se produira probablement à partir du troisième. N’empêche que c’est pas folichon jusque-là et, d’emblée, je ne pense pas que le résultat final sera particulièrement marquant.

    Hataraku Maō-sama! – C’est l’histoire du Roi Démon qui se fait botter le cul et qui, au détour d’un détalage, se retrouve coincé dans notre monde, quasiment incapable d’utiliser sa magie, forcé de gagner sa croûte et ses autres subsistances et donc de bosser à McDo. Venu avec son bras droit, il découvre bientôt qu’il n’est pas seul puisque le héros, Emilia, l’a suivi jusqu’ici… pour le plus grand malheur de celle-ci ! Eh oui, elle aussi doit survivre. Voilà donc notre belle brochette de trublions de haut calibre obligés de s’insérer dans la vie sociétale nippone moderne et d’interagir avec les humains normaux.
     Série décidément fraîche et rigolote, même si les personnages sont ultra chiants quand ils parlent dans la langue inventée pour les besoins de la cause, censée représenter un dialecte d’un autre monde. L’idée de base est pour le moins originale, on peut le dire ; évidemment, ce n’est que le début, et dès l’épisode deux nous avons quelques petites touches d’intrigue à développer, donc nous pouvons supposer que des choses un peu plus sérieuses se produiront à partir de mi-parcours, avec de bonnes grosses briques de scénario (au sens de matériau de construction, pas d’objet lourd et contondant…).

    Hentai ōji to warawanai neko (henneko) – Wow, un rôle où la voix de Kaji Yūki ne casse pas les gonades. Épisodes d’une grande qualité. Réalisation aux petits oignons, graphiquement jouissif et scénaristiquement engageant. La série ne perd pas de temps pour rentrer dans le corps du sujet, dès la fin du deuxième épisode nous en sommes déjà au drame. Henneko pose ses ambitions dans la même veine que la susmentionnée Kokoro Connect, c’est-à-dire qu’elle fonde ses bases dans le développement de ses personnages : nos héros ont abandonné une partie de leur caractère et se rendent compte que finalement ils en ont besoin. L’histoire tournera donc autour de leur quête pour récupérer ce qui leur a été ôté ainsi que de l’acceptation de soi. Généralement, lorsqu’une série met comme élément capital l’approfondissement de ses habitants, c’est un bon signe, car cela évite de se retrouver avec du vent, même dans le cas où le scénario est inexistant (les Monogatari en sont une parfaite illustration, le scénario étant le chara-développement lui-même).
     Fort heureusement, cette série s’enorgueillit d’autres qualités : c’est une comédie romantique, et à ce titre elle fait rire. Henneko est sans doute la série la plus équilibrée de la saison, qui présente à la fois les fondations d’un scénario déterminé, avec un cap nettement fixé, et s’offre de traiter celui-ci dans une atmosphère comique ; ce qui le différencie des comédies pures telle celle dont je parlerai ci-dessous. C’est simple, je n’ai pas encore trouvé un seul reproche à lui faire. Elle s’en tire donc excellemment et se place d’ores et déjà de loin comme une de mes favorites de ce printemps 2013.

    Namiuchigiwa no Muromi-san – La découverte étrange du printemps. Les épisodes durent 12 minutes, ce qui n’empêche visiblement pas cette série d’être drôle et bien fun. Une sirène pêchée comme un bête poisson qui mord à l’hameçon et légèrement tsundere doublée par Yukarin (bientôt rejointe par Nakahara Mai) ; des blagues plus ou moins furtives ; un chara-design pas moche ; des persos attachants (haha) ; un générique d’ouverture qui a la gouache… Un départ vraiment bon pour un truc, permettez-moi la blague, pêché sur le bord de la route (sur Random Curiosity, encore une fois).

    Nyarlko W – Le retour du Chaos Rampant le plus moe de l’univers. Si vous avez apprécié la précédente saison, vous apprécierez le début de celle-ci. Même esprit déjanté, même style de générique d’ouverture (la structure musicale est strictement identique), mêmes références culturelles au niveau d’opacité variable (le « Our troubles are always darkness » est dramatiquement gratuit, ce qui bénéficie même d’une pose d’abat-jour muette). Ces anthropomorphisations des Grands Anciens totalement disjonctées m’avaient manqué, de même qu’Asumi Kana sous crack dans le rôle-titre.

    OreImo 2 – C’est reparti pour la suite.~ Que dire, à part faire la même remarque que ci-dessus ? C’est toujours aussi fun, même presque plus ; de nouveaux personnages, les anciens, telles Kuroneko et Ayase qui semblent avoir eu droit à quelques upgrades sur le plan personnalité (oh, le deuxième épisode, oh my gosh, j’ai couiné comme une fangirl), se bonifient. Malheureusement, pas Kirino. Au vu de la fin de la S1, je m’attendais à un soupçon plus de dere, mais la revoilà baraquée dans sa surcharge de tsun-tsun. Elle est redevenue pénible, et j’ai hâte de la voir se prendre un semi-remorque dans le fion. Ceci mis à part, l’histoire continue de se développer et de s’étoffer ; le troisième épisode, dédié à Saori, explique son passé. Bref, ça se regarde bien – sans toutefois plus quand il ne s’agit pas d’Ayase.

    Photo Kano – Malgré un pitch qui fleurait le fan-service à cent bornes à la ronde, je me suis dit que, comme ce n’était pas non plus le niveau rédhibitoire du téton exposé à tout va, je pouvais essayer. Il en découle après 75 minutes que c’est très, très loin de ce que donnait Amagami première du nom. La ressemblance visuelle est là, et c’est, avec la petite sœur qui donne du « niiyan » au lieu de « nii-ni », le seul rapprochement que nous puissions faire. Le pire, c’est que ça ne donne même pas envie de regarder. Le premier épisode est passable, mais ça sombre très vite. Les gars du club de photo sont tout ce qu’il y a de plus agaçants, la plupart des héroïnes sont quelconques à l’exception de ladite sœur et de Nonoka, la qualité d’animation, inégale selon les moments, est dans l’ensemble moyenne, et même l’histoire tombe bien bas… sans compter le protagoniste qui a le charme d’une endive.
     Bref, en dépit de l’envie d’admirer davantage de Kanon-Nonoka, le supplice que représente le visionnage de cette série rend le verdict sans appel. C’est en me forçant que je suis allé jusqu’au bout du troisième épisode, et le quatrième enfonce le clou : Photo Kano n’est pas, mais alors pas du tout une série indispensable. On peut même dire que c’est une belle merde.

    Railgun S – J’ai décidé d’aborder cette saison sans me prendre la tête avec les différentes conséquences et implications du scénario de la précédente, qui m’avait laissé un goût amer en bouche. Par voie de fait, je ne profite de ce programme que pour m’adonner à une séance d’ersatz de Joshiraku : je ne la regarde que pour admirer les lycéennes kawaii, m’extasier devant Kuroko (et sa voix ♥) tandis que ses fusibles fondent et voir Mikoto être la badass qu’elle est quand elle passe en mode Railgun. Le reste, scénario compris, par la fenêtre.
     Vu comme ça, le premier épisode ne déçoit pas, qui fait office de remise en jambes, et, bien au contraire, délivre efficacement la marchandise. Ça aussi, ça m’avait manqué. Le deuxième épisode, en revanche, amorce l’histoire du manga, qui m’est revenue d’un coup en mémoire. Laquelle sera difficilement une surprise pour quiconque a vu au moins une saison de sa grande sœur Majutsu no Index, mais promet néanmoins quelques scènes d’action survoltées, voire potentiellement épiques.

    Red Data Girl – Je dois admettre que j’ai confondu la voix de Hayami Saori avec celle de Noto Mamiko l’espace de quelques instants, ce qui est une sacrée performance. Cela mis à part, je ne m’attendais pas à ce genre de développement. À vrai dire, je ne sais même pas à quoi je m’attendais de la part de RDG. Après deux épisodes, ça semble bigrement intéressant et pas mal fait du tout, bien qu’Izumiko m’ait immédiatement fait penser à Amano Tōko. C’est en tout cas un début très prometteur et une bonne surprise pour la dernière série qui me restait à découvrir – je me demande pourquoi je n’ai pas commencé à regarder plus tôt.

    Yahari ore no seishun love come ha machigatteiru (Hamachi ou Oregairu) – Ouverture par Yanagi Nagi-sama (de Supercell) et fin par Hayami Saori & Tōyama Nao (dont nous retrouvons la voix de Kanon – KamiNomi – quand elle chante). C’est l’histoire d’un type sans amis et plutôt solitaire qui se fait enrôler de force dans un club, le club d’aide, par une prof, parce qu’il l’emmerde et que c’est un cas social, pour justement mettre un terme à ce comportement. Dans le club, il rencontrera d’autres cas sociaux – au moins un, en tout cas. Je sais, ça fait presque déjà-vu avec Haganai, mais non. C’est mieux. Peut-être moins axé déconnade, mais mieux ; ça m’a fait davantage pensé à Bakemonogatari sur le plan des relations interpersonnelle et la façon dont elle est fondée sur les dialogues.
     Graphiquement un peu brouillon, au sens où le dessin pourrait, je trouve, faire l’objet de plus d’attention, sans pour autant être moche, c’est en deçà des illustrations de Ponkan 8. À part cela, ça ne se présente pas mal du tout pour un début, nous entrons dans le vif du sujet assez vite, quoique le troisième épisode soit plus faible que les précédents. Les personnages ne manquent pas de caractère, surtout Yukinoshita et Yuigahama (j’ai finalement une légère préférence pour cette dernière), mais cela inclut aussi le protagoniste, l’air de rien, et jusqu’à la prof. Une série qui s’avère intéressante.

    Yuyushiki – Yay, un 4-koma ! Prenez l’absurdité de Nichijō et l’ambiance générale de Yuru Yuri croisée avec celle d’Acchi Kocchi et vous obtenez cette série. La recette de ce genre de séries est assurément toujours la même (des gags plus ou moins débiles sur des thèmes plus ou moins aléatoires et gratuits), donc la seule chose qui les différencie vraiment, au-delà des personnages, ce sont les blagues qui en découlent. Le fait est que Yuyushiki est drôle, parfois d’une curieuse manière, c’est vrai, et c’est là que ressort le côté Nichijō. Le deuxième épisode, avant même d’arriver au générique d’ouverture, c’est-à-dire en moins de deux minutes, a réussi à bien me faire rire. Quant aux héroïnes, justement, nous avons un trio dont les deux tiers sont des déconneuses et le tiers restant la caution sérieuse du groupe. Un bon petit mélange auquel il est aisé de s’attacher.
     Évidemment, ce n’est pour moi pas au niveau de Hidamari Sketch en la matière, vu que je vénère cette dernière sur l’autel du tranche-de-vie, m’enfin ça reste le style de série que j’aime passionnément, qui me divertit et bien plus encore me fait rire, donc je n’ai nullement à me plaindre. Et puis, depuis le temps que je cherche vainement à mettre la main sur une traduction du manga, voir l’animation me satisfait amplement. Moralité : en principe, vous savez avant même de l’avoir vue si cette série vous plaira. Affaire de genres.

    Zettai Bōei Leviathan – À mon avis, il ne faut pas s’attendre à quelque chose d’excellent, de titanesque ou quoi que ce soit d’autre ; c’est ce que laissent penser sans véritable doute le début de scénario et l’action d’entrée de jeu. Il y a juste des héroïnes mignonnes, qui portent accessoirement les noms de trois bêtes mythologiques (Bahamut, Jörmungand et l’éponyme Léviathan – à noter que les trois sont des serpents de mer, issus respectivement des mythologies arabe, nordique et biblique ; à tel point que nous pourrions dire que c’est le même poisson dans trois langues). Ça sent aussi le gag récurrent sur la destruction de l’auberge. En trois épisodes, on a vite un jugement sur cette série à l’air générique mais néanmoins sympatoche.
     En résumé, un truc agréable pour passer le temps, bien que Muromi-san soit à mes yeux meilleure en la matière.
 —Bonus—
Little Witch Academia
– Une petite découverte au détour d’un forum, par l’intermédiaire d’un magnifique PNG. Lequel, finalement, illustre parfaitement dans quel état on se retrouve après avoir vu ce petit bijou de 26 minutes issu du 2012 Young Animator Training Project, et me servira d’image de conclusion. Je vous conseille chaudement de la regarder, c’est tout simplement sublime.



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MessageSujet: Re: discussion anime -- réactions à chaud   Sam 22 Juin - 21:10

Merci comme toujours Shin ... toujours impressionné par l'énergie que tu met à argumenter pour chaque série ...
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Shinkiro
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MessageSujet: Re: discussion anime -- réactions à chaud   Dim 3 Nov - 23:37

 Il m’a fallu un temps inquantifiable et précieux pour terminer ce qui ne l’était encore ainsi que pour rattraper le retard accumulé de la saison qui s’achevait et démarrer les nouveautés. En essayant d’aller à l’essentiel, voilà mon pavé. Vu le « mur de texte » qui en découle, je ne vous tiendrai (en admettant qu’il reste encore au moins un lecteur par ici) pas rigueur de ne pas parvenir au bout, ou de le lire en plusieurs fois. Le découpage est en partie là pour ça.

    BACKLOG

      Senki zesshō Symphogear
       Waw, la grosse surprise. Le premier épisode se termine sur un énorme wtf, et à partir du deuxième c’est yuri fest quasiment à chaque instant. Finalement, comment décrire Symphogear ? Quelque chose du genre « Nanoha meets Macross Frontier meets Nanoha meets Vividred Operation » ; points bonus pour deutéragoniste d’une série yuri fest doublée par Mizuki Nana ainsi que pour Hibiki qui, visiblement, est allée à la même école que Nanoha lorsqu’il s’agit de se faire des amis (Starlight Breaker School of Befriending For Girls: Friendship Through Superior Fire Power). J’adore, j’adhère carrément. Hibiki est un putain de personnage, ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas autant éclaté devant une série d’action, je n’avais pas ressenti ça depuis StrikerS. Seul souci : le finale est décevant à souhait. Les rapports de force étaient jusque-là assez cohérents, et ça s’achève sur un méchant qui maîtrise tout le monde sans véritable explication autre que « je suis le méchant, donc il faut que je vous file une dérouillée avant de me faire éclater par le pouvoir de l’amitié dans le dernier épisode ». Ça m’a vraiment fait chier. Mais en dehors de ça, j’ai carrément accroché au mélange des genres de cette série, et j’attends que la deuxième saison soit terminée pour la regarder d’une traite.

      Mawaru Penguindrum
       Alors là, je n’ai absolument aucune idée de ce que j’ai regardé. C’était bien jusqu’à la moitié, voire aux deux tiers, puis après c’est parti complètement en sucette. Déjà, tout le délire autour de la destinée, c’est minable, mais alors ça vire aux complications inutiles, aux intrications foireuses agrémentées de personnages insupportables, c’est à la limite du Guilty Crown. Bon, c’est exagéré puisque l’ensemble paraît construit dès le départ, mais c’est similaire niveau foireux. Résolution à la con et compagnie… C’est dommage, il y avait de réelles qualités initialement et j’ai tout particulièrement adoré Ringo, mais non, ça ne passe pas du tout. Sûrement parce que je suis allergique à toutes ces conneries de « c’est le destin et on ne peut rien faire pour le changer » (au moins dans Madoka, elles lui savatent la gueule au destin).

      Koi to senkyo to chocolate
       Ça raconte carrément mieux l’élection que toutes les intrigues individuelles qu’elle tente de nouer en tant que background politique local. Le tout est très mal incorporé (Hazuki-Satsuki en est un exemple flagrant). En dehors de ça, les personnages ne sont pas inintéressants (Kadowaki Mai !), à l’exception du protagoniste (eh oui, n’oublions pas que nous avons affaire à une adaptation d’eroge) et de Chisato. En plus d’être véritable coquille vide, elle bénéficie d’un pseudo-traumatisme non résolu (pseudo parce qu’elle a l’air de très bien vivre avec, jusqu’à l’épisode fatidique où elle nous fait un BSOD tellement prévisible), du coup tout cela nous gratifie de nombreuses scènes de drama forcé… Le pompon à ce niveau (drama forcé) est atteint avec l’épisode 11, où l’on nous l’envoie directement au fond de la gorge avec de gros sabots et des éléments tellement merdiques et si peu crédibles (« lol, je connais toute ta vie dans les moindres détails mieux que toi parce que je t’ai mis sur écoute depuis trois jours », « oh mon Dieu, je vais surmonter mon traumatisme, je vais réussir à montrer ma cicatrice à des gens »). En fin de compte, tout ça pour ça. Sans aucun doute, ça devait être plus intéressant en eroge.

      Girls und Panzer
       J’ai failli abandonner complètement au premier épisode, tant la fin de celui-ci consiste en un maxiprétexte scénaristique (drama forcé, tout ça). Et puis j’ai pris sur moi pour supporter ces quelques minutes à la con, me doutant qu’elles servent uniquement à enclencher le reste de l’histoire. Finalement, bien m’en a pris, puisque GuP cartonne, suffisamment pour que je marathonne les 12 épisodes dans la même soirée, sans même m’en rendre compte. Typiquement le genre de série « cute girls doing cute things », les cute things étant ici du pilotage de tank et les compétitions qui s’ensuivent. Oui, sur le papier, ça sonne très fumeux, mais il y a véritablement une raison pour laquelle cette série a bien marché (les producteurs eux-mêmes n’en revenaient pas) : elle est terriblement fun. Un peu dans l’esprit Strike Witches, le fanservice et le sérieux en moins – si, si, Strike Witches a du sérieux dans l’ambiance de son scénario, y a des gens qui meurent. Ou alors imaginez Sora no Woto en version amateur. Dans Girls und Panzer, le sensha-dō (« voie du tank ») est un sport ou un art plutôt qu’une discipline visant à faire la guerre. D’où le côté détente vachement plus prononcé. Et puis nos protagonistes, l’équipage du Panzer IV, est particulièrement attachant, composé qui plus est de personnalités hétéroclites (même si Miho ne figure pas dans mon top 3). Et puis Katyusha.
       Honnêtement, je ne m’attendais pas, là non plus, à une telle surprise. La série ne m’attirait pas particulièrement lors de sa diffusion, et, voyant régulièrement des discussions à son sujet, j’ai jeté un œil à quelques avis ; mais il aura fallu un petit moment avant que je m’y mette. Je ne regrette nullement, j’ai même hâte qu’une deuxième saison ou qu’un film arrive. Je recommande.

      Teekyu S1
       En un sens, Teekyu trouve la parade au problème des séries dont les épisodes ne durent qu’une poignée de minutes : les dialogues s’enchaînent à toute allure. Un peu trop vite à mon goût, d’ailleurs, ce qui laisse difficilement le temps d’apprécier aussi bien les personnages que leurs gags. Pour dire, même s’il y avait douze épisodes, je suis incapable de donner un seul nom ou prénom desdits personnages. Le lien avec le tennis est très marginal, ça sert juste à planter le décor (c’eût tout aussi bien pu être un club de broderie, l’important n’est pas là). Il y a des choses rigolotes dedans, mais le rythme ne permet pas d’en profiter pleinement. À voir si, à la longue (S2), on s’y fait.
       À titre anecdotique, les surnoms incluent My Little Teekyus Can’t Speak This Fast et 5 sentences per second. Vous n’imaginez pas à quel point ils sont pertinents.

    HARU

      Aiura
       Elle aussi dure une poignée de minutes. C’est très court, c’est sûr, mais ça n’est pas pour autant désagréable. Un petit côté Yuyushiki (la ressemblance Saki-Yui joue aussi) ; ç’aurait assez de potentiel pour des épisodes de durée normale. Malgré tout, cette faible longueur fait que ça s’oublie assez vite. Le générique d’ouverture m’a tapé sur les nerfs dès la première fois. Si vous comptez regarder, ignorez-le.

      Date A Live
       Relativement habile et innovante dans le genre. Je regrette toujours qu’Origami fasse partie du paysage tant elle est un horrible et insupportable personnage (j’ai fini par systématiquement passer toutes les scènes accessoires où elle apparaissait, genre celle de l’hosto…). Niveau personnages, puisque nous y sommes, Kurumi et Kotori se démarquent nettement des autres à mes yeux, avec également Reine dans les personnages secondaires ; ce sont grosso modo les plus intéressants et les plus aboutis. Yoshino ne sert pas à grand-chose, discrète comme elle est, et Tōka est juste bonne à rien quand elle n’est pas en mode combat. L’histoire fut assez regrettablement en retrait dans cette saison, souffrant de plus comme nous pouvions nous y attendre d’un allégement de contenu (toutes les héroïnes y ont eu droit, mais il est vrai que c’est particulièrement visible chez Yoshino), mais elle est habilement incorporée avec l’aspect parodie de harem revendiquée, lequel n’est pas non plus hyper abusé et s’en retrouve justifié. Une deuxième saison est à venir, en espérant que, pour le coup, nous aurons l’occasion d’en apprendre davantage sur les Esprits – et au vu du trailer, la tournure semble bien être plus sérieuse.

      Hataraku Maō-sama!
       Série vraiment bien foutue. Mélange savoureux de comédie et de fantaisie, l’histoire se marie bien avec les gags. Certainement une excellente surprise puisque le synopsis à lui seul peut laisser dubitatif, surtout lorsqu’on sait comment les séries de ce type ont tendance à finir. Ici, c’est remarquablement dosé, si bien que les épisodes parviennent à ne pas lasser. Le protagoniste est bon et Chi-chan est un adorable personnage ; le reste du casting se débrouille bien aussi, même si Emi n’est pas l’héroïne la plus palpitante que nous eussions vue ces dernières années. Ça reste du très bon, pas déçu du voyage.

      Henneko
       Si elle avait bien commencé, cette série s’est en revanche terminée sur une note plus mitigée. Tsukiko est un personnage plat, inintéressant et ennuyeux (le ton monotone et l’absence d’expressions faciales, même si justifiés, n’aident pas), et, pour ne rien arranger, l’arc dédié à Emi était merdique à souhait, en dépit des suku-mizu. L’arc avec Tsukasa rattrape un peu le tir sur la fin (Tsukushi, Azusa et Tsukasa sont clairement les trois joyaux de cet anime), mais, malheureusement, ça se termine – de façon très prévisible – par une victoire de Tsukiko. En somme, il y a du bon et du moins bon, l’histoire a ses hauts et ses bas, mais l’essentiel des personnages est plutôt intéressant. Pas trop mal, mais peut bien mieux faire.

      Muromi-san
       Un des outsiders de la saison. Vraiment bon pour ce que c’est. Comédie fort agréable, avec des gags de nature variée, un bon doublage (avec Tamura Yukari, forcément, ça aide). Très plaisant et rafraîchissant, ça change du reste, on ne sent même quasiment pas que la durée est la moitié de celle d’un épisode normal. À voir et revoir sans hésitation. (L’ouverture est tellement bonne que je ne la passais jamais.)

      Nyarlko-san W
       (Idem ici, l’OP est magique.) Aussi bonne que la première saison ; j’irais même jusqu’à dire un brin meilleure, parce que Cthuko y est particulièrement adorable, ce qui mérite amplement d’être noté. Rien de neuf du côté de la recette, c’est toujours la même formule et ça marche vraiment du tonnerre. Mention toute particulière pour Cyclone, l’aspirateur le plus épique de toute la galaxie, car doublé par Wakamoto Norio lui-même (si les noms de seiyū ne sont pas votre truc, pensez « All hail Britannia ! »).

      Ore ga iru
       Diantre si c’était bien foutu. Pour une fois qu’un protagoniste est aussi bon dans une série de ce genre, ce fut franchement foutrement appréciable. Pas évident d’avoir un personnage cynique et pessimiste bien réalisé. Un côté Bakemonogatari dans cette série, dû aux interactions des personnages et à leur évolution. Hikigaya est de loin le plus attachant de la bande. Par contre, pour ce qui est de la gent féminine, c’est plus délicat… Il n’y a que la prof, Shizuka-sensei, qui m’a complètement séduit, avec éventuellement Komachi ; Yukino et Yui sont en fin de compte assez transparentes, voire mauvaises, par moments. Sur le Net, les parodies avec le Dark Knight furent nombreuses (the 8man), en raison de la méthode d’action de Hachiman, et il faut dire que c’était grandiose. Un résultat très plaisant pour cette série qui avait l’air bizarre initialement – graphiquement, il y a mieux –, et une suite serait, sans être toutefois nécessaire, la bienvenue à mes yeux.

      OreImo 2
       Que nous pourrions retitrer soit Biggest Shitstorm of Our Time ~The Animation~ ou Worst Ending Ever Made: Such A Waste of Material. Le premier pour une raison toute simple : j’ignore si vous aviez suivi en ce temps les sujets dédiés à OreImo sur d’autres forums (4chan, en fait), mais c’était phénoménal tant le troll auto-entretenu s’embrayait en un quart de seconde dans cinq sujets différents. Force est de reconnaître que c’est dans les grandes largeurs justifié, l’histoire est un désastre. Ce qui n’est pas arrangé par le fait que nombre de scènes furent passées au presse-purée, laissant parfois d’importantes informations concernant les actions de tel ou tel deutéragoniste (je pense à Ayase et Kanako, en particulier). Tout ceci explique donc le deuxième titre alternatif. Ç’avait du potentiel, la plupart des personnages étaient bons et bien travaillés, mais il a fallu que tout s’achève en eau de boudin vers la fin, dégringolant de mauvais en pire, pour conclure sur une ineptie sans nom… Mon avis sur la question ? Le même que Kuroneko en fin de série.
       Si l’effet de surprise est inexistant dans une série intitulée Ore no imōto ga konna ni kawaii wake ga nai, il y a quand même des limites à la stupidité que peut atteindre un procédé narratif. Du moins, c’était la théorie jusqu’à l’épisode 16. L’Apocalypse est proche.

      Photo Kano (partiel)
       Le ton de la série était donné d’une part avec la surexposition de plans fanservice, et d’autre part avec le nombre d’épisodes accordé aux différentes héroïnes (cinq pour Haruka, un seul pour les autres). Une espèce de gros doigt d’honneur, histoire de nous dire « votre héroïne préférée est une pouffiasse sans intérêt, un épisode suffit ». Autant dire que je n’en ai téléchargé que quatre (7, 9, 12, 13) et que ce fut parfaitement oubliable. Épargnez-vous une perte de temps.

      Yuyushiki
       Les SoL ont tendance à être intrinsèquement assez aléatoires dans leur présentation et leur exécution, mais Yuyushiki l’est tout particulièrement. Outre les classiques passages de situation en situation n’ayant aucun rapport l’une avec l’autre, ça passe en plus du coq à l’âne au sein d’une même scène. Il faut bien le dire, il y a un côté absurde assez prononcé ici, ce qui n’est pas une mauvaise chose à vrai dire. Et pour finir sur une note bonus, la série suinte légèrement le yuri, de manière plus ou moins subtile selon le moment. Diantrement divertissantes et disposant de personnages notablement adorables. Le bilan de tout ça, c’est que 12 épisodes, c’est vraiment trop court.

      Zettai bōei Leviathan – C’est attachant et amusant, et bien que ce soit probablement destiné à un public jeune ça reste agréable à regarder.

    NATSU

      C³-bu
       Il y a deux critères à observer pour cette série. Tout d’abord, il y a le potentiel intrinsèque de divertissement, qui est tout à fait indéniable. C’est-à-dire la prendre en tant que tranche-de-vie. Le deuxième, c’est de voir et de suivre ce qui s’amorce discrètement en fil rouge à partir de l’épisode 3, cette graine de scénario et d’élément perturbateur. Et c’est là que les conclusions auxquelles nous arrivons diffèrent drastiquement. En tant que tranche-de-vie, C³-bu se débrouille correctement – ce n’est pas transcendant, mais ça a malgré tout quelques qualités ; par contre, l’intrigue est au mieux quelconque, au pire affreusement décevante, cliché et prévisible. À l’arrivée, la satisfaction que vous en tirerez dépendra exclusivement de l’état d’esprit dans lequel vous choisissez de la regarder. Pour ma part, ça commençait bien, et puis ça s’étiole progressivement (même si j’ai aimé l’épisode 10). En bref, dans la moyenne ; ni haute ni basse : moyenne moyenne.

      Dangan Ronpa
       Ça débutait très moyennement, mais à partir de l’épisode 3 ça prend des formes et commence à présenter de l’intérêt. Force m’est d’admettre que j’aime tout particulièrement les sessions « procès », parce que, dans l’esprit Umineko, nous avons droit à de bonnes vieilles séances polar des familles – toutes proportions gardées, évidemment. Bien sûr, il y a des lacunes plus ou moins notables (que je n’ai plus en tête au moment de taper ces lignes), des ficelles plus ou moins grosses (certains arguments ou contre-arguments sont aisément prévisibles), mais dans l’ensemble DR parvient à rester intéressante tout du long, suffisamment pour ne pas décrocher en cours de route, bien que ça ne vaille clairement pas Umineko en termes de whodunnit. La fin est prévisible pour ceux qui savent qu’il existe un Super Dangan Ronpa 2. Non, ceci n’est pas du spoil éhonté.

      Fate/Kaleid Liner Prisma Illya
       Encore plus de Kadowaki Mai ! Toujours plus d’Illya ! Quand Fate/Stay Night rencontre des magical girls, ça donne Prisma Illya. Content de voir Luvia enfin animée à l’écran, ce qui lui procurera enfin les fans et la reconnaissance qu’elle mérite. Toute l’histoire de sa rivalité permanente avec Rin ne sort pas de nulle part, c’est repris de Hollow Ataraxia, scènes de catch incluses (« Tōsaka and Edelfelt must not attend classes together »).
       À la fois parodique et traditionnels, c’est marrant à regarder en plus de satisfaire les yeux. Ça commence tranquillement, relativement en douceur, pour croître de façon exponentielle, ce qui nous donne un sixième épisode particulièrement intense et épique d’action (qui nous gratifie d’une endcard des plus justifiées, Himura Kiseki ayant créé le personnage d’Archerko pour ses dōjin Sword Dancers, dont l’influence est palpable dans cette série). Notez que le chara-design peut sembler bizarre ; c’est vrai qu’il est quelque peu unique et original, le manga d’origine ne poussant pas le SD à ce point. M’enfin rien de grave. Si nous pouvons regretter la faible longueur de la série (10 épisodes), réjouissons-nous en voyant qu’une suite est prévue, en la matière de Prisma Illya Zwei. De toute façon, on n’a jamais trop d’Illya.

      Free!
       Étonnamment, c’est plus intéressant que Tamako Market. Pour une raison simple, en plus : y a clairement un fil directeur, et la série sait d’entrée de jeu où elle veut aller et comment. Alors oui, d’accord, y a une légère atmosphère de fanservice pour fujoshi, mais rien de complètement intolérable, et elle est en partie contrebalancée par la présence de Gō et d’Amatsuka-sensei. Là aussi, il faut le temps que les choses s’embrayent, le début paraît un peu pénible. J’ai tout de même l’impression que KyoAni n’a pas la même maîtrise en matière de séries originales que d’adaptations. Mon opinion de cette série s’est largement améliorée au fil de l’histoire, et en dépit du drama qui y est distillé, à tel point que mon jugement passe d’un « ça se regarde tout juste » à « c’est pas mal ».

      Gatchaman Crowds
       Le premier épisode est simplement un unique et gigantesque « dafuq did I just watch ». Au bout du deuxième, je ne regarde plus que pour Hajime (et un peu Utsutsu, aussi). Si elle a l’air passive dans l’épisode 1, introduction oblige, force est d’admirer combien c’est elle qui mène la danse désormais. Cette petite déborde d’énergie, son tic verbal est adorable, et elle est visiblement moins stupide qu’elle ne le paraissait tantôt, ce qui se confirme foutrement à mesure que l’histoire progresse. Bref, elle est le moteur, ou tout au moins le carburant qui fait bouger les choses. Du point de vue de l’histoire elle-même, c’est un peu tordu, surtout concernant la résolution – et puis dommage qu’on ne voie pas Messy-chan plus que ça. Néanmoins, c’était pour sûr un petit plaisir à suivre, ne serait-ce que grâce à l’héroïne qui cartonne.

      Gen’ei o kakeru taiyō
       Kadowaki Mai une fois de plus ! L’impression initiale est trompeuse, tant nous serions susceptibles de nous attendre à un autre magical girl. (Ça vous rappelle quelque chose ? C’est normal.) L’héroïne a un côté Sympho!Hibiki, mais à part cela c’est essentiellement un autre Madoka (nous y voilà ; preuve que cette série a redéfini bien des codes du genre), engouffré dans la percée créée par cette dernière, avec de palpables similitudes et toutefois des prétentions bien moindres. Le mélange ambiance sombrement sérieuse et mahō shōjo est là, avec ici aussi du « combattons la destinée ! » ; vraiment, le parallèle est judicieux tant l’inspiration se fait nettement sentir ou voir par moments (les Dæmoniæ sont totalement des sorcières, disposant de leurs propres dimensions, etc.). Il y a néanmoins des failles dans tout cela, qui interviennent essentiellement vers la fin, à savoir les messagers, leur supérieur, le procédé narratif de la fin de l’épisode 10 pas convaincant pour un rouble, la révélation de l’épisode 11 ultra prévisible, un deus ex machina et un finale assez faible. Cela étant dit, ça reste largement regardable et franchement honnête pour ce que c’est. (Sur une note anecdotique, je suis conquis par la voix plus mature que prend Maita lorsqu’Akari est transformée.)
       Ça vaut le coup d’œil avec un brin de persévérance pour rentrer dans le vif du sujet – comme pour Madoka, c’est à partir du troisième épisode que s’embraye la machine, mais une fois lancée, c’est une cascade.

      Hyperdimension Neptunia
       Peut-être attendais-je beaucoup de cette adaptation… Une partie de moi fut ravie de voir les déesses profiter de ce traitement, mais le jugement est sans appel : c’est chiant. Non, ce n’est pas mauvais, même si les premiers épisodes sont moyens, c’est juste très lent ; ou du moins j’ai trouvé le rythme mal choisi. Malgré tout, ce fut agréable d’avoir droit à l’humour et au métahumour traditionnel de la licence, notamment une Neptune brisant régulièrement le quatrième mur ainsi que des références et des parodies un peu partout, mais la cerise sur le gâteau, c’est vraiment Kobayashi Yū qui se fait vraiment plaisir à cabotiner majestueusement sur les derniers épisodes. Ce qui me rend notablement partial à leur égard. J’ajoute une mention spéciale pour HanaKana qui joue un rôle à l’opposé de ceux qui lui sont généralement attribués. J’ai pour ma part trouvé les personnages fort sympathiques, très attachants pour certains, et je pense que c’est la principale qualité qui se dégage ici.
       En dehors de ça, hélas, il n’y a pas grand-chose à ajouter. Ce qui est dommage, puisque les doubleuses font un travail particulièrement remarquable ici. Pour conclure, ce n’est pas l’histoire qui représente le point fort de cette série, mais cette dernière n’est pas pour autant un détritus. Je recommande, à la condition de ne pas focaliser sur l’intrigue et de profiter uniquement de ce qu’elle offre, épisode par épisode.

      Kami nomi zo shiru SEKAI ~Megami-hen~
       Je m’attendais à du relativement médiocre à son sujet, je suis content de m’être trompé. Tout en n’étant pas parfaite, cette saison s’en tire bien. Il y avait beaucoup de chapitres à adapter – ce qui se ressent légèrement sur le dernier épisode –, ce qui explique quelques petites différences vis-à-vis du support d’origine. Néanmoins, nous retrouvons bel et bien notre dieu tombeur et ses gimmicks, ainsi que davantage de Haqua que jamais (je confesse que j’adore cette petite), au détriment d’Elsie. Un changement majeur et notable a lieu du point de vue du scénario, puisque nous passons d’épisodes centrés sur une héroïne en particulier à tout un imbroglio entourant nos personnages, impliquant des enjeux bien plus importants que les simples recherches d’évadés qui s’enchaînaient jusqu’alors : des extrémistes cherchent à recréer l’ancien Enfer, peuplé de démons malfaisants ; pour cela ils veulent zigouiller les déesses qui les ont vaincus autrefois et prennent l’offensive. C’est à mes yeux, et de loin, le meilleur arc de TWGOK, et aussi le plus puissant en matière d’émotions. Les derniers épisodes vont absolument vous détruire. Le finale frappe avec la puissance d’un train lancé à pleine vitesse, même en sachant comment les situations se dénouent. Non, vous ne pleurerez pas : vous serez totalement dévasté tandis que votre palpitant volera silencieusement en éclats. (Oui, bon, je veux bien admettre que je tape dans l’envolée très lyrique ; il n’empêche que ça fait mal.)
       Il faut reconnaître que les choses commençaient mal pour elle : huit conquêtes séparent la fin de saison précédente de cet arc des déesses, un quart desquelles (deux héroïnes, donc) est primordial pour ce dernier. Du coup, je suis incapable de dire comment ceux qui ne lisent pas le manga ont perçu cette saison. Je pense qu’il est difficile de s’attacher à des personnages présentés en quelques secondes de flash-back, même si j’ai oublié ce détail frustrant au fil des épisodes (et pour cause), surtout que les conquêtes en question expliquent quelques petits détails, mais je ne voudrais présumer de rien.
       Quoi qu’il en soit, je craignais un désastre au vu d’un tel commencement, et je suis ravi de pouvoir dire que nous revenons de loin. Amplement satisfaisant.

      Kin’iro Mosaic
       La première partie est un peu longuette, avec néanmoins un anglais remarquablement propre pour le genre. Après ça devient plus attrayant et indubitablement amusant. C’est une série mignonne et drôle, le genre de truc où l’on se rend compte au bout d’un moment qu’un rictus débile s’est imperceptiblement scotché à notre visage et ne veut plus s’en défaire. Entre Ayaya la tsundere, Shino la délirante hallucinatoire et Karen la genki girl, il n’y a vraiment pas de quoi s’ennuyer.

      Kimi no iru machi
       Je me rappelle avoir commencé le manga et l’avoir arrêté, mais je suis incapable de me rappeler si ça commence bien de la même façon. Tout ce que je sais, c’est que ça semble parfaitement merdique et confus. En plus de ça, ce n’est même pas agréable à l’œil ; une vraie corvée à regarder. Par conséquent, elle a fini à la benne après deux épisodes et une séquence de décontamination, avec mention « à éviter ».

      Kitakubu katsudō kiroku
       Je sais pas pourquoi j’ai ri, mais j’ai ri. Les cinq premières minutes. Après, c’est la débandade la plus totale. J’ai du mal à suivre. C’est censé être drôle ? Parce que jusque-là c’est juste extrêmement ennuyeux. Y a tellement pas de rythme que ça en devient pénible, même douloureux, à regarder… ce qui n’est nullement arrangé par un doublage amateur (après un coup d’œil sur MyAnimeList, mes craintes furent confirmées : les quatre cinquièmes du casting principal sont des nouvelles, ce qui ne me surprend pas vraiment, du coup). Les personnages n’ont aucun charisme, pas même les pseudo-clones de Kurugaya et de Hirasawa Yui. Il n’y a que Natsuki et son ahoge (oui, l’ahoge elle-même, à tel point que ça fait l’objet d’un gag au huitième épisode) qui en ont vaguement. ET JE SUIS ALLÉ JUSQU’AU BOUT, PUTAIN, sachant que ce serait chiant à crever (la dernière vanne est l’une des plus pitoyables, même). Mais bon, comme j’étais déjà à plus de la moitié, autant finir…

      Love Lab
       Absofactolument délicieux de bout en bout. Comédie tranche de vie sur fond de romance, véritablement drôle et adorable, Love Lab est une pure merveille, du vrai bonheur. Les personnages sont attachants, voire craquants. Nous eussions pu attendre davantage du côté romantique, considérant que le manga dont c’est l’adaptation le pousse un brin plus loin, mais ce n’est rien de rédhibitoire tant la recette fonctionne déjà sans accroc de la sorte. J’ai, vous l’avez remarqué, totalement adoré ; c’est bien simple, le sourire niais et débile de fangirl – nan, c’est pas le même que celui de Kin’iro Mosaic, c’est deux niveaux au-dessus – en plein kiff n’a pas quitté mon visage un seul moment. Autant dire qu’elle risque de repasser moult fois dans le lecteur.

      Monogatari Series 2nd Season
       Je crois que Monogatari décrit amplement, donc nuff said sur ce qu’il faut en attendre. Même si le début manque d’Araragi. Je n’ai jamais été fan de Tsubasa, ayant même plutôt été du côté de ses détracteurs viscéraux ; force m’est de reconnaître qu’elle s’en sort bien ici et que la conclusion de « Nekomonogatari – Shiro » est touchante. Après quoi, on enchaîne sur « Kabukimonogatari – Mayoi Jiangshi », qui est simplement sublime. J’ai adoré, de même que son générique d’intro. Arc très poignant aussi, davantage centré sur Shinobu et Koyomi que Mayoi en dépit du sous-titre, mais malgré tout chacun des trois y reçoit sa part. J’ai pas encore plongé dans « Nadeko Medusa » (oublié de télécharger l’épisode 10 avant le 11), mais jusque-là cette série tient ses promesses, même s’il est possible que certains arcs aient sauté, donc je ne doute pas que la suite continuera sur la même ligne. Hell yeah.

      Servant × Service
       Un slice-of-life au boulot, une espèce de Working!, du même auteur, dans un bureau au lieu d’un restaurant. Ça se zieute agréablement et paisiblement, c’est drôle dans l’ensemble, les personnages ont des caractères suffisamment disparates pour offrir une réelle diversité, et tout ceci s’améliore au fil des épisodes. L’animation du générique d’ouverture est de plus remarquable.

      Senki zesshō Symphogear G
       Un peu déçu par la tournure de cette suite. Elle est à mon sens en deçà de la précédente, avec un méchant méchamment cliché, qui a la tête de l’emploi et est terriblement prévisible, des retournements de situation qui sont pour l’essentiel trop faciles à anticiper (il n’y en a qu’un seul qui est inattendu, et encore sa motivation est-elle facile à comprendre sans en être encore arrivé à sa résolution) ; bref, vous l’aurez compris, le scénario est vraiment lamentable. Il y a ici ou là des relents de Macross Frontier (y a carrément une île volante qui porte le même nom !) ou de Lyrical Nanoha Strikers (dans la trame), et pas nécessairement les points les plus mémorables. Ceci étant dit, nos protagonistes sont plus badass que jamais, Hibiki brille davantage qu’avant, Chris devient foutrement adorable, les chansons ont du punch, la réalisation connaît ses moments de gloire, donc tout n’est pas à jeter dans ce Symphogear G. Néanmoins, une fois de plus, le finale est bidon, mais pas de la même façon : il est plus crédible que celui de la première saison, mais il en jette moins dans la tronche. En conclusion, pas mal mais pas au niveau de la précédente.

      Tamayura More Aggressive
       Le premier épisode me rappelle que je n’ai jamais vu la fin de la précédente saison, en raison d’un souci de disponibilité des épisodes. Mais ce n’est pas un réel souci. C’est très léger et reposant, mignon à souhait. C’est même tellement sucré que c’est un coup à risquer le diabète, si vous voyez un peu le genre. Nonobstant, y a Asumi Kana, Iguchi Yuka, Kayano Ai et Ohara Sayaka, entre autres, dans le casting, donc que du bon pour les oreilles.

      Teekyu S2
       Finalement, bah… oui, on s’y fait. Ça reste du haut débit, c’est hyper tendu de tout suivre par moments, mais c’est loin d’être insupportable. Quelques gags pas mal sentis et des tsukkomi appropriés, bien que nous n’ayons pas forcément le temps de tout apprécier, une fois de plus. Le design des personnages est adorable… même s’il n’en va pas forcément de la sorte pour leur personnalité ; mais ça fait partie du charme. (Et c’est pas fini !, y a une troisième saison… que je ne couvrirai pas ici, parce que deux suffisent à donner la température.)

      Uchōten kazoku
       Voilà une bien belle curiosité. Il m’a fallu un bon moment pour comprendre de quoi il retournait, de quelle genre de série il s’agissait ; mais c’était peut-être une simple confusion de ma part. Ou c’est peut-être parce que l’histoire suit les tribulations d’une famille de tanukis, ce qui n’est pas banal. Quoi qu’il en soit, c’est tout à fait original, ne serait-ce que sur le plan graphique (chara-design Kumeta – oui, celui de Zetsubō-sensei). La réalisation est propre, les personnages sont plantés et développés, et l’intrigue principale est tissée progressivement, sous-entendue et amenée petit à petit tout au long des épisodes. Même si c’est, à certains moments, plutôt bizarre. En bref, pas mal de fantaisie dans tout cela, une dose de légèreté et un zéphyr de sérieux ; voilà la recette d’Uchōten Kazoku, qui finalement est appréciable à souhait. Cela tient, en toute franchise, davantage aux personnages qu’à ce qui se passe.

    AKI

      Blazblue
       Je me suis mis en roue libre pour celui-ci. Les trucs où ça se savate à tout bout de champ ne sont pas ma tasse de thé, encore moins quand c’est issu d’un jeu de combat (même si le jeu lui-même m’a offert deux ou trois parties de détente chez un ami) ; la seule raison pour laquelle je zieute est Imai Asami, qui fait son apparition à la fin du troisième épisode. Visuellement, c’est relativement soigné, il faut bien le dire. Je ne suis pas familier des personnages plus que ça (je me rappelle juste avoir joué Rachel), néanmoins Noel paraît intéressante, et il est assez évident que l’histoire va tourner autour d’elle. Mais même, son chara-design est sympa. En dehors de ça, il n’y a rien de véritablement transcendant à mes yeux. Absolument pas une priorité, du coup.

      Coppelion
       (Générique d’intro assez chouette.) Pas mal jusque-là. Quelques libertés prises en matière de biologie (« elle aime les animaux parce que c’est programmé dans son ADN »), mais pas mal. J’ai notamment apprécié le fait que nos protagonistes soient conscientes d’avoir été créées par bio-ingénierie. Nous n’savons pas encore de quoi il retournera, sinon qu’il y eut une gigantesque catastrophe qui empêche la prolifération organique à l’air libre ; la découverte de la nature exacte de la catastrophe semble être tout l’enjeu, justement.

      Galilei Donna
       (Gén. d’intro pas mal, celui de fin est plus accrocheur.) Ça ne partait pas bien pour elle, puisqu’elle démarre sur du mecha. Je déteste le mecha. Mais après avoir vu que l’héroïne doit avoir, à tout péter, dix ans et que son mecha est un poisson rouge géant équipé d’une Gatling, de missiles et d’une I.A. ichtyoïde, j’ai trouvé ça marrant. Bon, marrant n’est peut-être pas le mot, mais ça calme tout de suite le jeu sur le sérieux des robots géants. Les trois frangines ont l’air sympatoche et même plus si affinités (les deux plus jeunes surtout – wow, ça sonne limite, dit comme ça). L’intrigue est pour le moment – épisode 2 – on ne peut plus vague, ça sent en gros la rivalité entre descendants d’astronomes célèbres tels Galilée, Cassini et autres Copernic, mais laissons-lui un peu de temps pour s’installer plus en détail. En définitive, ma curiosité est attisée.

      Golden Time
       Étrange. Je suis bien incapable de dire de quoi il s’agit exactement. De jeunes gens à la fac, qui ont des tribulations sortant de l’ordinaire. (C’est là le meilleur résumé que je puisse faire…)

      Infinite Stratos 2
       Oh, wow. J’avais oublié combien Ichika est une cause perdue en matière de crétinisme. Cette S2 me l’a rappelé en quatre minutes et vingt secondes montre en main et générique inclus (deux minutes cinquante sans). En fin de compte, rien n’a évolué depuis, c’est toujours une burne en pilotage, qui répète les mêmes erreurs de débutant qu’avant, et, pour reprendre les mots que j’utilisais il y a un an, « c’est pas possible d’être aussi débile et malgré tout encore en vie à cet âge ». En bref, il reste encore le personnage d’anime le plus neuneu qu’il m’ait été donné de voir à ce jour.
       Toujours aussi inepte que son prédécesseur ; il n’y a aucune raison de la voir si vous n’êtes pas allé au bout de cette dernière. Car côté scénar, c’est le même désastre. En revanche, si vous aviez malgré tout enduré ces douze épisodes, j’imagine que c’était pour les filles peuplant ces contrées. À ce titre, réjouissez-vous, puisque Sarashiki Tatenashi vient s’ajouter à ce joyeux harem, qui est délicieusement doublée par Saitō Chiwa et apporte un fort agréable vent de fraîcheur en ce début de saison. Lequel était finalement nécessaire, car même si les interactions entre Charlotte et Laura sont un régal, elles ne sauraient conserver leur saveur en étant resservies sans cesse. Du même coup, Tatenashi donne une nouvelle impulsion à toute cette bande en ajoutant un brin de chaos et de zizanie dans le statu quo qui régnait.

      Kill la Kill
       (Gén. de fin sympa.) Quelque peu confus par cette série, notamment dans sa gestion du rythme. Ça progresse vachement vite et bizarrement, avec la vieille méthode des séries des années 1990, style Power Rangers, à savoir un méchant par semaine, et donc par épisode. « Le méchant du jour ! » Du coup ça ne fait pas vraiment monter la tension, alors qu’on nous balance dès le départ qu’y a des enjeux… mais je ne présumerai de rien, puisqu’elle vient des créateurs de Gurren Lagann et que cette dernière a su avoir des débuts trompeurs (y compris un quatrième épisode… mémorable, en un sens).

      Kyōkai no kanata
       (Les deux génériques sont très bons ; celui d’intro parce que chanté par Chihara Minori.) Ah !, Kyoto Animation se remet à faire des trucs intéressants. Comme quoi il n’est jamais trop tard. Comme à l’accoutumée, une animation aux petits oignons, absolument jouissive. Je ne vois pas trop où ça compte aller pour l’instant (ça ne saurait traîner, vu l’épilogue du quatrième épisode), au-delà du boy meets girl fantastique ; pour autant, c’est vraiment sympathique à regarder, surtout dans l’épisode susmentionné, où nos héros prennent un peu plus d’épaisseur.

      Kyōsōgiga
       Alors ça. Putain ce que c’est bon. C’est zarbi, extrêmement, mais c’est bon. Honnêtement, par moments j’ai l’impression de regarder du Shaft. C’est surréel à souhait, c’est joli, et la protagoniste envoie du steak. J’ai été agréablement surpris de constater (lisez l’intégralité de ma phrase avant de grimacer) qu’elle est doublée par une Kugi-Rie qui sonne différemment des habituelles Shana, Louise et autres Taiga. Oui. Elle s’en sort bien, et colle magnifiquement au personnage. Niveau histoire, y a pas de direction claire, même si les bases sont présentées au fur et à mesure. Bah, à titre perso, vu l’engin, l’histoire ne vient qu’au second plan. Je profite juste de l’univers déjanté et de Koto.

      Log Horizon
       (Gén. d’intro pêchu.) C’est l’histoire d’une bande de gens qui se retrouvent coincés dans un jeu vidéo. Nous suivons les péripéties de Shiroe, un étudiant plutôt asocial, Naotsugu, son meilleur pote et compagnon de jeu, et Akatsuki, avec qui il a déjà fait équipe par le passé. Bon, puisque le parallèle sera forcément inévitable, jusque-là Log Horizon est diantrement plus intéressante que SAO – sa version animée, en tout cas. Il y a des différences majeures, à commencer par le fait que les gens respawnent quand ils meurent. Le trio de protagoniste est convaincant et amusant, et de manière générale on sent mieux l’ambiance et l’univers jeux vidéo. Aussi, moins de drama pour le moment, ce qui est fort agréable.
       C’était pas prévu à mon programme, mais j’ai été intrigué après que l’auteur a fait une descente sur 4chan pour parler avec ses habitants et répondre à quelques-unes de leurs questions. Au passage, c’est un type nyanderful.

      Nagi no asukara
       (Bons génériques ; celui de fin chanté par Yanagi Nagi.) Joli et bénéficiant d’une animation remarquable, surtout en ce qui concerne les paysages, mais c’est clairement de la mauvaise romance pour adolescents. L’héroïne ressemble à celle, Menma, de AnoHana. En moins morte. Pour l’instant je suis partagé entre le dégoût envers la mièvrerie (et les effluves nauséabonds de NTR) et l’appréciation pour le graphisme et le doublage ; j’ignore encore si je supporterai de voir jusqu’au bout.

      Non non biyori
       L’adaptation du support d’origine. Tranches de vie, donc ; c’est rafraîchissant et plutôt drôle, avec de bien belles voix (m’attendais pas à retrouver Asumi Kana, par exemple). J’apprécie ce rythme plus posé que l’essentiel des autres figurants de la saison. Un excellent iyashikei (癒し系, « soignant, apaisant » – dans la veine d’ARIA, Hidamari Sketch, Tamayura, Yotsuba& !, etc.) .

      Strike the Blood
       J’ai craint le pire les premières secondes quand j’ai vu apparaître le mot « vampire », mais ces inquiétudes ont disparu tranquillement à la fin de l’épisode. S’il y a bien un thème qui m’exaspère tant il est cliché et éculé, c’est le vampirisme. Cela étant dit, nous pourrions nous attendre à mieux, question valeur divertissante. C’est légèrement intrigant, c’est pas moche, et Himeragi est plutôt mignonne, mais après trois épisodes ça reste léger… À voir sur le long terme, mais ce ne sera pas une de mes priorités.

      Yozakura Quartet ~Hana no Uta~
       Très visiblement un redémarrage de la série, même si les deux premiers épisodes sont des bonus inédits. Il y a aussi de sympathiques ajouts à la trame d’origine, mais juste de petits détails (qui n’en sont pas moins croustillants). J’ai un énorme penchant pour Yozakura Quartet puisque je suis fan du manga et de son ambiance mêlant action et quotidien décontracté, donc je ne suis sûrement pas la personne la plus objective la concernant. Mais si ça vous va quand même, j’ajouterai que c’est un régal. Joli casting vocal et chouette graphisme pour couronner le tout. Et puis l’hymne de la ville. Tsun-tsun-dere-tsun-dere-tsun-tsun.

      YuuShibu
       (Ou comment s’épargner un titre de douze bornes.) Pour résumer de façon horriblement sommaire, c’est Hataraku Maō-sama mais avec un héros bidon et une meilleure héroïne. Et en moins drôle. (Ça sent aussi l’upgrade qui tétonne sur les Blu-ray.) Wait & see, en gros ; ça pourrait tout aussi bien s’avérer divertissant qu’indigne d’intérêt. À l’heure où je tape, il n’y a pas suffisamment de matière pour trancher (encore que, dans le cas de l’héroïne, c’est pas la matière qui manque…).

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